Économie, Écologie...

Jean-Claude Gréau : la Grande Récession.

Hugues Sérapion recevait sur radio Courtoisie Jean-Luc Gréau, économiste, écrivain, pour une émission consacrée à la question : après la récession, allons-nous vers la dépression économique ?
Une émission très intéressante dans laquelle on relève le caractère paradoxale de la situation économique actuelle : Des États de plus en plus dépensiers et interventionnistes dans une économie que l’on dénonce un peu trop facilement comme libérale. Or cette situation est en partie due à un principe mortifère qui consiste à socialiser les pertes et privatiser les profits.
On y dévoile aussi la déflation salariale qui se cache sous l’accord signé entre la patronat et la CFDT. Un accord dont se sont félicités les socialistes…. quand on vous dit que les socialistes feront ce que l’UMP n’a pas osé faire ….

L’accord entériné entre le patronat et la CFDT organise la déflation salariale dans l’économie Française. On va réduire les salaires dans les entreprises…mais cette solution va ajouter à la dépression de la demande qui est à l’œuvre au sein du système européen.

Journaliste : Il est quand même assez remarquable que dans la presse on parle de la faute originelle ou pas du libéralisme (pourquoi pas) dans des économies dans lesquelles le poids du secteur public n’a aucun équivalent historique dans un pays qui ne soit pas marxiste.
J.L.Gréau : OUI, pour prendre des exemples; au début des années 70 les dépenses publiques françaises c’est 10% de la production.
Journaliste : 57% aujourd’hui
J.L.Gréau : 56, 57% aujourd’hui et après la guerre on était à 25%. Lorsque Valéry Giscard d’Estaing s’est installé au pouvoir on était à 33%.

Journaliste : Quand vous dites en début d’émission que ce que nous vivons n’a pas de précédent ça non plus ça n’a pas de précédent. Donc cette socialisation de l’économie d’un côté et de l’autre côté cette sorte de déréglementation effrénée, on est dans une sorte d’oxymore économique

Nous ajoutons que le taux de prélèvements obligatoires était de 30% du produit intérieur brut (PIB) dans les années 60, de 42,5% en 2010 et de 45% en 2012.

[audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/greau.mp3]

Prêchi Prêcha radio Prêchi Prêcha radio
LIVE OFFLINE