Quand Jean-Marc Borello, Mr social de Macron, défendait le pédophile Robert Mégel

Première diffusion le 17 mars 2017

Mégel était un haut fonctionnaire du ministère de la justice, détaché de la Protection judiciaire de la Jeunesse. Payé grassement par les contribuables, donc, pour gérer le centre les Tournelles.
Mergel a été reconnu par la justice coupable de viol sur mineur. À l’époque il a été défendu par une petite bourgeoisie parisienne composée de journalistes, de chercheur, de gérant de boîte, de Haut fonctionnaire… Au nombre des défenseurs qui se sont mobilisés pour Mégel, il y avait aussi Jean-Marc Borello, ancien administrateur des Tournelles devenu délégué général du groupe SOS Drogue International, qui a dit à l’audience que les faits reprochés étaient « matériellement impossibles », que toutes ces accusations n’étaient qu’un complot qui avait « développé un insupportable climat d’homophobie »…

Borello est aussi un ancien éducateur de jeunes délinquants, qui a eu de belles promotions puisqu’il a été conseiller ministériel puis gérant des grosses boîtes de nuit parisiennes Le Palace et Regine’s, mais aussi du resto Ledoyen où Mégel emmenait ses proies. Il a ensuite était condamné pour trafic de stupéfiant.

Pour en savoir plus sur Mégel et Jean-Marc Borello

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Défilé chic pour défendre l’ex-éducateur des Tournelles.

C’est un véritable clan des partisans qui défile à la barre de la cour d’assises d’appel de Paris, depuis deux semaines, pour défendre Robert Mégel. Ce dernier était le patron des Tournelles, centre pour mineurs difficiles de Seine-et-Marne, où il prônait la rééducation par «le beau et le merveilleux» avant d’être condamné à onze ans de prison, en 2004, pour viols et attouchements sur mineurs. Anciens administrateurs, psychiatre, cadres, éducateurs ou pensionnaires, ils assurent que l’homme dans le box est innocent. Et que Jérôme, le brun jeune homme assis sur le banc des parties civiles, n’est qu’un menteur.

«Ces faits sont matériellement impossibles», assène Jean-Marc Borello, ancien administrateur des Tournelles, aujourd’hui délégué général du groupe SOS Drogue International. Borello affirme qu’il ne jouait aucun rôle dans la vie quotidienne des Tournelles, mais il assure : «Dans cette institution, compte tenu de son mode de fonctionnement, ces histoires de pédophilie étaient impossibles.» Ceux qui redoutent le contraire sont des guignols (un ancien chargé de prévention de la pédophilie du conseil général) ou des incompétents (deux anciens directeurs opérationnels du centre).

Quant à l’ancien président du conseil d’administration, qui doutait lui aussi de l’innocence de Mégel, «il avait la volonté d’expédier cette association par le fond et sur ordre du préfet qui était parti en croisade contre ce qu’il pensait être une version seine-et-marnaise de l’affaire Dutroux».

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