Jérôme Lavrilleux, directeur de campagne de Sarkozy, se fait Harakiri en direct.(vidéo)

C’est bien connu, dans la mafia ce n’est jamais le parrain qui tombe le premier. Ce sont d’abord les hommes de mains… Lavrilleux était celui de Copé et Sarkozy…. devant les caméra de télévision et face à la pression qui pèse sur ses épaules il craque en direct… les parrains eux, regardent la télé, et vont une fois encore sauver leur tête…..

Aux prochaines élections, il faudra la leur couper.

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La gorge serrée, souvent au bord des larmes, Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé à l’UMP, a lutté durant les vingt-sept minutes qu’a duré son interview sur BFMTV pour donner sa version dans l’affaire Bygmalion, une bombe qui a explosé lundi soir au visage de l’UMP.

« Ce n’est pas une affaire de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy. Il s’agit de dépenses qui ont explosées », a-t-il expliqué sur BFMTV lundi alors que l’avocat de Bygmalion a dénoncé l’implication de l’UMP dans la société dans une affaire de « fausses factures ».

« Pendant la campagne, on me demande d’organiser des meetings et nous terminons la campagne avec plus de quarante meetings. Tout ceci a coûté de l’argent que ne permettaient pas d’absorber les comptes de campagne. Mais toutes les prestations facturées ont été réelles. […] Une partie a été mise sur les comptes de campagne. L’autre partie a été absorbée par l’UMP », a-t-il poursuivi, livide, reconnaissant ainsi le système de fausses factures qui plonge aujourd’hui l’UMP et Jean-François Copé, son président, dans la tempête. « Il y a eu des factures présentées à l’UMP qui correspondaient à des dépenses faites pour la campagne », a-t-il poursuivi, reconnaissant « un dérapage ».

Lavrilleux défend Copé

« Il y a eu un dérapage sur le nombre d’événements organisés dans cette campagne […] J’ai commis l’erreur de ne pas dire stop. Je n’ai pas fait part de mes doutes à Nicolas Sarkozy ou à Jean-François Copé sur ces volumes de dépenses. Je n’étais pas le directeur de campagne mais je ne me défausse sur personne, moi, insiste le directeur de cabinet de Jean-François Copé à l’UMP, élu eurodéputé ce week-end. Je ne suis là pour charger personne ».

Les larmes aux yeux, il a ensuite précisé qu’il y avait eu « environ 11 millions d’euros de dépenses liées à la campagne ventilées sur d’autres opérations ». Mais « il n’y a eu aucune malversation, aucun paiement en liquide, a-t-il assuré. Il n’y pas eu d’enrichissement personnel ».

Puis Jérôme Lavrilleux a assuré que ni Jean-François Copé, ni Bastien Millot (fondateur de Bygmalion) n’étaient au courant de ces agissements.

Quand Jérôme Lavrilleux niait la vérité.


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