Jouyet : «Les citoyens se révolteront contre la dictature des marchés»

Jean-Pierre Jouyet est un socialiste libéral qui a beaucoup œuvré pour une Europe Fédérale et soumise au marché. Ex-directeur adjoint du cabinet de Jospin et ancien secrétaire d’État aux affaires européennes sous Sarkozy le petit, il est l’ami de François Hollande et occupe aujourd’hui le poste de président de l’Autorité des marchés financiers (AMF).
Européïste acharné, il fait parti de ces idéologues sociaux-libéraux qui, dès la mise en place de la monnaie unique et conscient que la zone euro ne serait jamais optimale, concevaient l’euro comme un levier nécessaire pour contraindre les États-Nations à abandonner leur souveraineté en allant vers une unification budgétaire et une organisation fédérale.

En octobre dernier Jean Pierre Jouyet ne voyait d’ailleurs aucun inconvénient à ce que la Grèce soit mise sous tutelle
Notons aussi qu’en temps que président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), et à l’instar d’un grand nombre de ses camarades socialistes à la tête des collectivités locales, il a eu connaissance des manipulation de DEXIA… mais a préféré se taire.

Aujourd’hui, dans le journal Libé, Jouyet déplore les conséquences des causes qu’il chérissait encore hier, et s’inquiète de la réaction que pourraient avoir les peuples face à la dictature des marchés:

« Les citoyens finiront par se révolter contre la « dictature de fait » des marchés financiers qui s’exerce depuis le début de la crise de la dette en zone euro. Les marchés ont fait pression sur le jeu démocratique», a-t-il expliqué, soulignant qu’avec le départ, samedi, du président du conseil italien, Silvio Berlusconi, « c’est le troisième gouvernement qui saute à leur initiative pour cause de dette excessive. »

Monsieur Jouyet ne serait-il pas en train de se foutre de notre gueule… ou craint-il de passer sous le billot.

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