Julien Sanchez relaxé

Julien Sanchez, maire FN de Beaucaire, poursuivi pour discrimination, a été relaxé

Le tribunal correctionnel de Nîmes a relaxé Julien Sanchez, maire FN de Beaucaire, accusé par six commerçants musulmans de discrimination, après des arrêtés pris par la municipalité. Il était poursuivi pour entrave à l’exercice d’activité économique en raison de l’origine ethnique. Six commerçants de Beaucaire, commune du Gard remportée en 2014 par le Front national, s’estimaient discriminés par deux arrêtés municipaux pris les 16 et 17 juin 2015, au début du ramadan, obligeant notamment « épiceries, primeurs et commerces de distribution » à fermer à 23H00 dans certaines rues de la ville. « Il n’y avait aucune discrimination, simplement le ras-le-bol de riverains », s’est félicité à l’issue du délibéré Julien Sanchez, applaudi par une quarantaine de personnes venues le soutenir. « Ici, on est en France, il y a des lois, des règles, on respecte la tranquillité publique », a-t-il ajouté, émettant l’hypothèse de reprendre des arrêtés municipaux du même type l’été prochain si la situation le demandait.

Des arrêtés qui n’avaient pas vocation à être discriminatoires selon le tribunal

Dans son délibéré, le tribunal correctionnel a reconnu qu’il n’y avait aucune recrudescence des infractions sur lesquelles s’est appuyé M.Sanchez pour délivrer les arrêtés (ivresse, dépôts de déchets, rassemblements d’hommes bruyants et stationnements prolongés incommodant les riverains) mais que les commerces visés n’étaient pas tenus exclusivement par des personnes d’origine maghrébine. « Le tribunal a constaté que les fondements qui ont servi à délivrer les arrêtés étaient illégaux, (…) néanmoins qu’ils n’avaient pas pour autant vocation à être discriminatoires vis-à-vis des plaignants », a réagi l’avocate des six commerçants beaucairois, Khadija Aoudia.