La France a perdu 17 % de ses vergers en dix ans

Notre industrie est en miette. Demain ce sera notre agriculture et donc notre autosuffisance alimentaire.

Nous l’avons déjà dit sur ce blog, la France connait une forte raréfaction de ses terres agricoles, de plus en plus de constructions se font au dépend des terres arables. Et si on en croit Hollande il va falloir augmenter la dose.

Sauf que les chiffres sont alarmants: notre pays perd tous les 4 ans l’équivalent des surfaces cultivées d’un département. Depuis 2006, 78 000 hectares de terres agricoles sont consommés chaque année par l’urbanisation. Les zones périurbaines accueillent près d’un quart de la population (24 %) et couvrent près de 21 millions d’ha. Entre 1999 et 2008, la population y a progressée de 39 %. Parallèlement, la densité de la population a diminuée de 2 %.

Et on apprend, selon une étude d’Agreste Primeur (publication du ministère de l’agriculture), que les vergers français ont perdu près d’un cinquième de leur surface totale en dix ans, un tiers des exploitations fruitières disparaissant. Les noyers, avec les kiwis, ont toutefois été épargnés, devenant le deuxième verger de l’Hexagone après les pommiers.

Quasiment tous les types de vergers ont vu leur superficie se réduire entre 2000 et 2010, avec pour résultat une baisse de 17 % de la superficie totale des terroirs plantés d’arbres fruitiers (134 000 hectares en 2010). Les pêches et les poires sont les plus touchées. Leurs vergers ont fondu respectivement de 40 % et 45 % en dix ans. En Rhône-Alpes, la surface des terres plantées en pêchers a diminué de près des deux tiers. Les pommiers, qui constituent le premier verger de France en termes de superficie, ont vu leur superficie se réduire de 20 % en dix ans.

 

Mais rassurez-vous, la France des ronds-points, des bagnoles, des grands surfaces, et des immeubles où s’entasseront les nouvelles pépites de la Nation, sera cool et sympa…. c’est Hollande qui vous le dit, il s’en porte garant.