La France ne doit pas rendre d’hommage à son ennemi Ho Chi Minh

Communiqué de Louis Aliot, Député des Pyrénées-Orientales

En visite officielle au Vietnam, le Premier ministre Edouard Philippe a visité la maison de l’ancien président de la République démocratique du Viet Nâm, Hô chi Minh. En quittant les lieux, Edouard Philippe a laissé ce mot, qu’il convient de retranscrire dans son intégralité pour en mesurer la portée : « À Hanoï, je suis heureux de célébrer l’amitié entre nos deux peuples et de rendre hommage au Président Hô Chi Minh, artisan de l’indépendance d’une grande et belle nation. L’austérité sereine du bureau de Hô Chi Minh montre combien le travail et le calme, la détermination et la constance servent les projets des Etats ». Nguyen Phu Trong, actuel président du Viet Nâm ayant succédé à feu Tran Dai Quang, décédé en septembre de cette année, n’exigeait pas de la France qu’elle s’agenouille devant un de ses anciens ennemis. Du reste, jamais la France n’aurait eu l’outrecuidance de demander à nos amis vietnamiens de se rendre à Dien Bien Phu – ce qu’ils n’ont d’ailleurs pas fait, eux chérissant encore le souvenir de leurs soldats -. Pourtant, Edouard Philippe a anticipé les demandes supposées d’un pays non revanchiste, en méprisant par la même occasion tous les soldats français et leurs alliés vietnamiens morts au combat contre les forces communistes dans ce qu’on appelait naguère l’Indochine. Cette fâcheuse habitude de la repentance semble devenir une doctrine pour nos gouvernants qui, de l’Algérie aux commémorations du 11 novembre, n’ont de cesse de rabaisser la France. Notons par ailleurs que depuis l’élection d’Emmanuel Macron, le ministère dédié aux anciens combattants a disparu. Sans aller jusqu’à établir une relation de cause à effet, l’entêtement de l’Elysée et de Matignon à occulter la mémoire militaire française ne manque pas d’étonner.