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La France reconnaît la coalition syrienne : le régime juge cette position « immorale »

Mardi 13 novembre, la France de François Hollande est devenue le premier État occidental à reconnaître la nouvelle formation de « l’opposition syrienne unifiée » dont l’accord a été obtenu à l’issue de discussions houleuses à Doha (Qatar). Les États-Unis ne se sont pas engagés si loin, et les pays arabes sont encore divisés. Une « opposition syrienne » qui n’est même pas reconnue par l’ensemble des opposants à Bachar al-Assad !

Mardi lors de sa conférence de presse, François Hollande a reconnu la coalition comme « le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique permettant d’en terminer avec le régime de Bachar el-Assad ».

La réunion de Doha est « une déclaration de guerre », car le texte de l’accord stipule que « tout dialogue avec le gouvernement est exclu », a déclaré le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mekdal mercredi. Ce dernier a jugé la position de la France « immorale », notamment sur le fait de vouloir reconsidérer la question des livraisons d’armes, qu’elle refusait jusqu’à présent. Selon lui, cette reconnaissance « contredit l’histoire de la France dans les affaires internationales ».

Les États-Unis se sont montrés plus réservés quant à la future coalition. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a déclaré que cette coalition était un « pas important en avant, et aidera la communauté internationale à mieux cibler l’aide ». Mais avant d’aller plus loin dans une reconnaissance, Washington veut d’abord s’assurer de la façon dont la coalition va s’organiser sur le terrain et montrer sa représentativité.

De son côté la Ligue arabe considère pour l’instant la nouvelle coalition comme « son principal interlocuteur ». Pour les monarchies islamistes du Golfe en revanche, elle est désormais le « représentant légitime du peuple syrien ».

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