La Libye: guerre tribale, milices islamistes et tortures sont devenues la norme du pays libéré par BHL.

La Libye voulue par BHL et Sarkozy est devenue un vaste champs de bataille. Un terrain de jeu pour les islamistes les plus fous et un marché à ciel ouvert pour des trafics en tout genre. Après vous avoir menti sur la réalité de cette pseudo-révolution, les média français ont décidé de quitter les lieux et de ne rien dire sur ce qui s’y passe aujourd’hui. Un manquement à l’éthique la plus élémentaire. Car leur déontologie devrait les inviter à user d’un droit de suite.
Or si ce droit de suite était effectif en France, les média complices seraient obligés de diffuser des images comme cette vidéo où l’on voit des Africains noirs enfermés dans une cage, traités de sales chiens (un animal considéré impur dans l’islam) et forcés de manger le drapeau par les rebelles racistes aux cris d’Allah Akbar. Autant dire que BHL, Sarkozy et toute la caste qui a soutenu notre intervention militaire ne seraient pas content:

Le journal Marianne est le seul journal à consacrer un article à la situation. Et il est accablant.

Voici un extrait. Pour lire l’article en entier: En Libye, les miliciens-mafieux font la loi

Plus de cent milices dans la seule ville de Tripoli

Dans la capitale, l’ancien diplomate Patrick Haimzadeh décrit une véritable dérive mafieuse : « Chaque milice a son quartier et une véritable économie de la violence s’est mise en place. Il y a de l’alcool, des armes, des trafics des luttes d’influence. Tout cela dégénère très vite en règlements de comptes. Tous les ingrédients d’une guerre civile larvée »…..

La Kalachnikov plutôt que le bulletin de vote

…)En butte au pouvoir des milices, et aux rumeurs de déstabilisation, le CNT qui entend promouvoir la réconciliation nationale est complètement désemparé comme le décrit Jeune Afrique : « Les responsables politiques, toutes obédiences confondues, se sentent redevables à l’égard des milices. Leur propre sécurité est aujourd’hui encore assurée par ceux-là mêmes qui les contestent. D’autant que l’obsession de la « cinquième colonne » est ravivée par les déclarations des derniers membres de la famille Kaddafi. Réfugié au Niger, Saadi Kaddafi a ouvertement appelé au soulèvement contre le nouveau pouvoir, dans une interview téléphonique diffusée le 10 février par la chaîne saoudienne Al-Arabiya ».

Un problème qui vient s’ajouter à celui de la prolifération des armes. Si elles ont permis aux troupes rebelles de se débarrasser du Guide libyen, elles approvisionnent désormais allègrement les milices tribales, aussi bien en Cyrénaïque (Est) qu’en Tripolitaine (Ouest). De retour de Libye, Patrick Haimzadeh décrivait une véritable « guerre civile » entre tribus rivales : « L’État n’existe plus. Les gens sortent la kalachnikov au moindre problème. Ils n’ont aucun intérêt à rendre les armes, pour rejoindre une armée sous-payée, commandée par des généraux qu’ils ne reconnaissent pas ».

Bref, le temps des belles promesses de certains philosophes qui sitôt Kadhafi écarté du pouvoir prévoyait la « fin de la nuit libyenne et le dépôt des armes » paraît bien loin. Au point même de se demander si la tenue d’élections en juin qui visent à former une élection constituante est encore réaliste. Force est de constater que malgré toutes les envolées lyriques, en Libye, l’anarchie règne en maître et la Kalachnikov l’emporte de loin sur le bulletin de vote.