Histoire,  Politique

La longue collaboration des socialistes à la construction d’une Europe libérale

En France, l’UMP s’occupe du sale boulot en matière de dérégulation et laisse la culture et le sociétal au PS.

Cette dichotomie malsaine, qui en réalité dénote l’absence totale de différences idéologiques entre ces deux partis, ne se retrouve pas dans la construction européenne, œuvre destructrice du cadre national, qui est le fait quasi exclusif de la social-démocratie.

L’UE a permis aux trois grandes libertés, liberté de circulation des marchandises, des capitaux et des personnes, de prospérer sans entrave. Les socialistes, censés limiter l’impact de la libéralisation de l’économie, ont en fait largement collaboré à sa mise en œuvre.

Cette énumération en offre la preuve irréfutable :

  • 1/ Traité de Rome (1957) : Guy Mollet, Président du Conseil, majorité SFIO.
  • 2/ Accords de Schengen (1985) : Laurent Fabius, Premier ministre, majorité PS.
  • 3/ Acte unique européen (1986) : Laurent Fabius, Premier ministre, majorité PS ; Jacques Delors, PS, président de la Commission européenne.
  • 4/ Traité de Maastricht (1992) : Pierre Bérégovoy, Premier ministre, majorité PS ; Jacques Delors, PS, président de la Commission européenne.
  • 5/ Traité d’Amsterdam (1997) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS.
  • 6/ Création de la BCE (1998) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS.
  • 7/ Création de la zone euro (1999) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS.
  • 8/ Sommet de Lisbonne (2000) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS.
  • 9/ Traité de Nice (2001) : Lionel Jospin, Premier ministre, majorité PS.
  • 10/ Sommet de Barcelone (2002), Lionel Jospin, Premier Ministre, majorité PS.
  • 11) Ratification du Traité de Lisbonne (2008), approuvée grâce à l’appui du PS.
  • 12) MES et TSCG : Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, majorité PS.

A tous ceux, qui comme Emmanuel Todd voyait dans le hollandisme un caractère révolutionnaire, il est désormais temps de sortir de la naïveté prépubère ou de la subversion de confort.