« La terreur de Nicolas Sarkozy est que Marine Le Pen puisse se présenter » (Collard/RMC)

Cette campagne électorale est très révélatrice des dérives oligarchiques de notre système pseudo-démocratique. Les sages du CSA commencent d’ailleurs à s’inquiéter de voir Sarkozy et François Hollande monopoliser les temps de parole médiatique. Selon le rapport qu’ils viennent de remettre aux chaines de télévisions, TF1 a consacré 24,44% des temps de parole de ses émissions d’information à François Hollande et ses soutiens, et 29,74% à Nicolas Sarkozy. Même tendance sur France 2 et France 3. Ils réalisent chacun plus d’un tiers de temps de parole sur les chaînes d’information comme BFM TV et LCI. C’est beaucoup pour des candidats qui évitent d’aborder les vrais problèmes ( europe, monnaie, dette, immigration…) et dont les interventions peuvent se résumer à des bavardages de comptables grisâtres. Le CSA note aussi que Marine Le Pen a été particulièrement boycottée. Sur TF1, il ne lui fut alloué que 4 % du temps consacré à l’élection présidentielle. Elle est loin derrière Nathalie Arthaud et ses 21 %, arrivée en troisième position. Sur France 2, chaine du service public, sa part est encore plus minorée à 3 %. Pourtant, nous sommes dans la période dite, par la loi, d’équité. Chaque candidat devrait avoir une part à peu près conforme à son influence estimée.

Il est clair qu’aujourd’hui l’UMP et le PS contournent sans pudeur les règles démocratiques et foulent aux pieds les valeurs républicaines de ce pays.

Selon un document qui traine sur internet mais qui n’a pas été authentifié (peut-être s’agit-il d’un fake ?), la droite travaillerait bien sur l’hypothèse d’une absence de Marine Le Pen à la présidentielle.
(Le nom de marine le Pen est remplacé par Gamma)

Si ce document s’avère fiable, il confirmerait alors l’hypothèse que se permet d’émettre dans un article intitulé: Si Marine le Pen n’a pas les signatures, le jeu reste ouvert pour Sarkozy » l’ ancien directeur du journal Le Monde et ami de Nicolas Sarkozy Jean-Marie Colombani:

Surprise! Marine Le Pen n’a pas les 500 signatures

Mais il est une autre hypothèse qui a pris corps dans l’état major de Nicolas Sarkozy: celle d’un renoncement de Marine Le Pen, contrainte à l’impossibilité dans laquelle elle serait de réunir ses 500 signatures. Pour franchir ce fameux seuil, il faut auparavant rassembler de 650 à 700 promesses. En 2007, Jean-Marie Le Pen avait à peine franchi le seuil fatidique avec 547 parrainages. On sait que Marine Le Pen n’aurait, à ce stade, que 400 promesses. On sait aussi que les élus locaux sont désormais plus dépendants qu’ils ne l’étaient des grands partis, qui dirigent les communautés de communes et les échelons supérieurs d’administration des territoires. Les catégories «divers», «divers droite», «divers gauche» sont donc davantage susceptibles de se plier à des consignes politiques. D’avoir négligé ce phénomène a conduit la droite à perdre le Sénat : elle ne pouvait plus jouer sur des affinités personnelles et a du davantage compter avec une logique partisane, au demeurant plus conforme aux souhaits des électeurs. Quand Nicolas Sarkozy dit à la télévision: «Vous ne voulez tout de même pas que je l’aide», il faut comprendre que tout sera fait pour que les élus de droite, et ceux qu’ils influencent, s’abstiennent de signer en faveur de la candidate du FN.

C’est peut-être là la «surprise» sur laquelle compte Nicolas Sarkozy.

Dans l’équipe de campagne de Marine Le Pen personne n’est dupe des manœuvres en cours. Et les journalistes des média complices qui persistent à laisser croire qu’elle serait en train de bluffer, sont soit des ignares (ceux de RMC sans aucun doute), ou des valets du système (ceux de RMC évidement et tous les autres )