L’affaire Benzema : Foot et Grand Remplacement

Chronique de Paysan Savoyard (juin 2016 – n°141)

  • L’affaire Benzema : le foot, illustration tangible du Grand Remplacement

Karim Benzema a déclaré que si D. Deschamps ne l’avait pas sélectionné c’est parce qu’il avait cédé à la partie raciste de la France. J. Debbouze a ajouté qu’il trouvait anormal qu’il n’y ait aucun maghrébin dans l’équipe de France. E. Cantona, dans le rôle du « dhimmi » islamo-gauchiste, a estimé que si D. Deschamps n’avait pas sélectionné de maghrébin, c’était peut-être « parce que personne dans sa famille n’est mélangé avec quelqu’un, comme les Mormons d’Amérique ». Cette affaire Benzema et l’évolution du football de façon plus générale, offrent une illustration parlante de ce qui est en train de se produire en France et en Europe.

-L’immigration se traduit par le communautarisme.

Elle ne débouche pas sur l’intégration, encore moins sur l’assimilation : dans une société multiculturelle et multiraciale, chacun raisonne en fonction d’une logique communautaire. Cette société communautarisée est nécessairement conflictuelle, chaque communauté cherchant à prendre le pas sur les autres. L’évolution du football en France et en Europe illustre cette situation.

On peut ainsi constater que la plupart des joueurs Français issus de l’immigration ne chantent pas la Marseillaise. Il en est de même en Allemagne, où les trois joueurs immigrés (Boateng, Ozil et Khédira) ne chantent pas l’hymne national. De même les supporteurs Français d’origine immigrée montrent qu’ils ne se sentent pas membres de la communauté nationale : ils supportent les équipes de leur pays d’origine, en arborent les drapeaux et les maillots ; lors des matches France-Algérie, les supporteurs Français d’origine algérienne sifflent l’hymne national.

Les joueurs Français manifestent également leur différence religieuse. F. Ribéry fait un signe d’appartenance à l’islam, auquel il est converti, en entrant sur le terrain. Anelka et Benzema arborent une barbe d’aspect manifestement islamiste. Les joueurs musulmans ont obtenu que la nourriture servie soit halal (selon ce que l’on a compris, même les joueurs non musulmans sont conduits à manger halal).

-Le football illustre le Grand Remplacement qui est à l’œuvre.

Les Blancs sont désormais en minorité dans les équipes de France de football (équipe première et espoirs) ; dans la plupart des équipes de clubs aux différents niveaux ; dans plusieurs autres sports collectifs.

Les jeunes de souche européenne en effet fuient les clubs de football : parce qu’ils y sont minoritaires ; parce que l’islam y occupe une place croissante ; parce qu’ils n’ont pas l’habitude des rapports de force que leur imposent les joueurs d’origine immigrés.

Le football illustre également le fait que les Blancs sont la cible de l’hostilité des personnes d’origine immigrée. Ils sont insultés et méprisés. Lors de la coupe du Monde en Afrique du Sud, il semble que le sélectionneur R. Domenech ait été traité de « fils de pute » par N. Anelka. Le joueur du PSG   S. Aurier a qualifié l’entraîneur L. Blanc de « fiotte » sur les réseaux sociaux. On a cru comprendre également qu’en Afrique du Sud, J. Gourcuff avait été mis à l’écart car trop représentatif du joueur Français et Blanc.

Ces jours-ci, alors même que les Blancs sont depuis longtemps minoritaires en équipe de France, les responsables Français du football sont pourtant accusés de racisme pour ne pas avoir sélectionné de maghrébin.

-Une partie de la société française appuie les revendications des immigrés

C’est le troisième constat que le football permet d’illustrer. La classe dirigeante Française prend le plus souvent le parti des immigrés et de leurs revendications. A l’occasion de l’affaire Benzema, on voit ainsi différents intellectuels expliquer que le communautarisme et l’esprit vindicatif des immigrés, dans le football comme ailleurs, sont une réaction au comportement de la société française à leur égard. Les immigrés étant victimes du racisme, des discriminations et des difficultés sociales, leur susceptibilité et leur agressivité seraient compréhensibles.

Dans le même registre anti-Français un certain nombre de commentateurs expliquent que le nombre important d’immigrés en équipe de France prouve leur supériorité sportive. L’explication ne repose pourtant sur rien de tangible : l’Italie championne du monde en 2006 ne comprenait aucun immigré ; l’Espagne vainqueur en 2010 idem. Les immigrés n’étaient que trois dans l’équipe d’Allemagne championne en 2014.

 

  • Chômage : Une situation plus grave et plus malsaine que ne l’indiquent les chiffres de Pôle Emploi

Le gouvernement fait valoir une amélioration des chiffres du chômage. La nouvelle est sans doute importante pour M. Hollande qui a lié sa candidature à l’inversion de la courbe. Elle n’a pourtant pas grande signification.

Les chiffres sur lesquels s’appuie le gouvernement, les chômeurs inscrits à Pôle Emploi classés dans la catégorie A, ne représentent en effet qu’une part seulement du chômage. De nombreux sans emplois ne sont pas répertoriés en catégorie A : les personnes ayant travaillé quelques heures le mois précédent ; les chômeurs dispensés de recherche d’emploi en raison de leur âge ; les personnes en formation Pôle emploi ; les personnes radiées pour non présentation aux rendez-vous fixés par Pôle emploi (et qui n’ont pas pour autant retrouvé un emploi) ; les bénéficiaires du RSA non-inscrits à Pôle Emploi.

Il faut ajouter toutes les personnes qui occupent un emploi « bidon » destiné à les faire échapper aux statistiques du chômage : les emplois aidés ; les fonctionnaires surnuméraires de la fonction publique territoriale…

Il y a lieu de tenir compte également de la politique d’allongement de la durée de la formation menée depuis quarante ans (accès de la quasi-totalité des classes d’âge au niveau du bac ; augmentation continue du nombre de jeunes poursuivant des études supérieures). Cette politique, qui s’accompagne d’un taux d’échec massif à l’université,  a pour objectif premier de réduire les effectifs de la population active et de limiter les chiffres du chômage.

Si l’on additionne toutes ces mesures de « traitement social du chômage », on peut considérer qu’au moins un quart de la population d’âge actif n’occupe pas d’emploi ou pas d’emploi véritable.

D’autres constatations, cependant, tendent à l’inverse à relativiser l’ampleur du chômage réel.

Il existe tout d’abord un volume de travail non déclaré (« au noir ») qui est probablement non négligeable.

Surtout, il est hors de doute qu’une partie du chômage est volontaire, certains chômeurs choisissant de s’installer dans l’assistanat. Il est ainsi probable que la durée élevée de versement des allocations chômage (2 ans ; 3 ans après 50 ans) incite une partie des chômeurs à ne pas rechercher un emploi avant la fin de la période d’indemnisation. On constate de même qu’une partie des personnes en intérim ou en emploi saisonnier choisissent volontairement d’alterner des périodes de travail et des périodes de chômage indemnisé. Il existe enfin à l’évidence un rejet massif des emplois manuels et d’exécution, qui conduit au chômage volontaire. Dans ces conditions, la plupart de ces emplois sont désormais occupés, dans les villes du moins, par des personnes d’origine étrangère, en situation régulière ou non.

Les chiffres du chômage, autrement dit, ne rendent compte que d’une réalité très partielle. Ils sont certes le reflet d’un chômage réel et massif, qui dure depuis quarante ans et qui résulte de la forte diminution des emplois industriels (cette diminution est une conséquence des investissements de productivité réalisés par les entreprises d’une part ; des délocalisations d’autre part). Pour rendre compte de l’état de la société française dans le domaine de l’emploi, il faut cependant prendre en compte d’autres réalités : le rejet des emplois manuels ; l’assistanat ; la manipulation des statistiques opérée par les pouvoirs publics ; les nombreux pseudo-emplois publics ; les étudiants surnuméraires…

La situation de la France vis-à-vis de l’emploi est donc paradoxale :

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