L’affaire Monte dei Paschi embarrasse Mario Draghi

L’oligarchie mondialiste qui vous gouverne connait quelque sueurs froides en Italie. En effet Mario Draghi, actuel président de la BCE, était gouverneur de la Banque d’Italie à l’époque où la banque de Sienne dissimulait des produits dérivés à risques.Cette banque est aujourd’hui en faillite… et qui va la sauver ?

Mario Draghi… avec la sueur des travailleurs italiens. L’Europe est une maffia, ouvrez les yeux.

Le scandale de la banque italienne Monte dei Paschi pourrait devenir gênant pour Mario Draghi, président de la BCE et ancien gouverneur de la Banque d’Italie à l’époque des faits.

Le ministre italien des Finances Vittorio Grilli était invité, mardi, devant la Chambre des députés à faire le point sur l’affaire des emprunts toxiques qui plombent le bilan de Monte dei Paschi (MPS) de Sienne, la troisième banque du pays.

Dès l’annonce du scandale, la semaine dernière, le ministre s’était déchargé de toute responsabilité dans l’affaire, rappelant que la vigilance bancaire incombait à la Banque d’Italie. Devant les députés, Vittorio Grilli s’est surtout employé à éloigner les soupçons qui pourraient se porter sur la Banque d’Italie, à l’époque gouvernée par Mario Draghi. Il a assuré que depuis 2010, la surveillance de la banque de Sienne a été «continue, attentive, appropriée et s’est intensifiée avec le temps». Avant de faire un point méticuleux sur le sauvetage de la banque, qui nécessitera une injection de capital de 3,9 milliards d’euros de la part du Trésor italien, sous forme de titres publics – «Monti Bonds» – assortis d’un intérêt de 9 % par an. L’argent public servira à combler un trou de trésorerie dont on ignore toujours le montant exact. Pour Vittorio Grilli, les banques italiennes n’auront pas à pâtir de ce scandale. «Elles sont solides et n’auront besoin d’aucun sauvetage», a-t-il assuré.

Avant cette déposition très attendue, en pleine campagne électorale, Vittorio Grilli s’est concerté avec Mario Draghi, dans un bureau du ministère des Finances, à Milan. La rencontre aurait dû rester secrète.

Enquête judiciaire

Mario Draghi voulait connaître, dit-on, les derniers développements des enquêtes judiciaires et bancaires en cours qui pourraient l’embarrasser. Une inspection de la Banque d’Italie, effectuée de mai à août 2010, avait permis de relever des anomalies, sans que la Banque d’Italie ne prenne des mesures drastiques. Aujourd’hui, l’institut d’émission affirme que Monte dei Paschi lui avait caché, en 2010, la véritable comptabilité. Un fait répréhensible que la magistrature s’efforce d’éclaircir.

L’enquête judiciaire cherche à vérifier si certaines opérations – souscription illicite de produits dérivés, achat de la banque locale AntonVeneta n’ont pas donné lieu à de gigantesques dessous de table. D’aprèsIl Sole 24 Ore, la banque JPMorgan est impliqué dans le maquillage des comptes de la banque italienne. En novembre 2007, pour l’acquisition de l’AntonVeneta, Monte dei Paschi a versé neuf milliards d’euros à Banco di Santander. Le double de sa valeur, vingt fois ses gains annuels!

La Banque d’Italie s’est-elle rendue coupable d’un «défaut d’inattention», comme disent certains, ou d’un défaut de régulation et de transparence. N’aurait-elle pas dû être alertée par les perquisitions effectuées il y a dix-huit mois par la garde des Finances, à une époque où Mario Draghi en était gouverneur? «L’insinuer serait commettre une erreur. La Banque d’Italie n’a rien à cacher», réplique l’actuel gouverneur Ignazio Visco, en se portant garant de la stabilité et de la solidité de l’institut siennois.