L’armée française et ses musulmans (rediff)

Article publié en 2011.

A la fin de l’émission inquisitoriale » Des paroles et des actes » diffusée sur France2, Marine Le Pen a subi les foudres de la surveillante en chef, Caroline Fourest. Cette dernière a voulu démontrer par une manipulation dont elle a le secret que dans le programme du FN de 2007, figuraient des propos racistes contre les musulmans (1). Nous ferons juste remarquer à la petite maitresse d’école que la religion n’étant pas une race, on ne voit pas bien en quoi la critique d’une religion relève du racisme… mais bon, en 2010 il semblerait qu’il soit impossible d’être à la fois journaliste et intelligent.

Car si la petit prétentieuse avait travaillé son sujet, elle se serait vite rendu compte que l’attitude de certains soldats français de confession musulmane pose parfois de réels problèmes à l’armée. Des problèmes qui devraient d’ailleurs nous faire réfléchir à la question de la double nationalité.

En 2009, le journaliste Jean-Dominique Merchet, alors responsable des questions de défense au journal Libération, révélait que des soldats musulmans de l’armée française refusaient de partir se battre en Afghanistan contre leurs frères de religions.

( vous remarquerez la prudence des propos du journaliste de gauche.)

Moins de cinq engagés volontaires de l’armée de terre (EVAT) ont exprimé, en 2008, le souhait de ne pas partir en opérations extérieures « pour des raisons confessionnelles », reconnait l’état-major interrogé par Secret-Défense. Il s’agit de jeunes musulmans qui ne voulaient pas aller combattre d’autres musulmans en Afghanistan…

Ces cas sont rarissimes (moins de 0,01 % des engagés) mais ils existent.

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En juin 1999, le journal L’humanité se faisait l’écho d’une mutinerie à bord du porte avion Foch

Dans la Marine, les officiers n’oublieront pas de si tôt la mutinerie de 1999 à bord du porte-avions Foch. Une soixantaine d’engagés volontaires, tous de parents maghrébins, avaient pris en otage leur officier. Après s’être retranchés 2 jours dans la cafétéria du porte-avions, ils avaient dû être délogés par un commando de fusiliers-marins. Ces « beurs » réagissaient contre une punition collective infligée à la suite d’une rébellion survenue lors d’une mission au large de la Yougoslavie au cours de laquelle les Super-Etendards avaient effectué des frappes sur le Kossovo considéré par les recrues musulmanes comme un sanctuaire islamique.

Dans le Monde Diplomatique, en septembre 2001, on apprend sous la plume de Karim Bourtel que:

Un rapport du Ministère de la Défense de janvier 2007 évoque “l’attitude intransigeante et revendicative tournant à la provocation” des JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine) et de “la surdélinquance au sein même de leur régiment.

et un peu plus loin il est précisé ceci:

les JFOM (jeunes Français d’origine maghrébine, dans le langage militaire) commettent 3,5 fois plus de désertions, 6 fois plus de refus d’obéissance, 6 fois plus d’outrages à supérieurs et 8 fois plus d’insoumission

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Dans le livre de Joachim Véolias, L’islamisation de la France à la page 370, l’auteur

s’interroge sur le patriotisme des musulmans et le rapport qu’ils entretiennent avec l’armée:

« Une étude livrée à la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie fin 2004, fournit les résultats d’un sondage effectué sur 328 personnes issues de l’immigration musulmane. Les résultats, malheureusement, étaient prévisibles:

« En cas de conflit, seriez-vous prêt à vous engager pour défendre la nation ? » Sur dix enfants de l’immigration, sept répondent non, et un seulement est prêt à verser son sang pour la France. L’auteur du rapport, Khalid el-Quandili, invoque deux raisons : les jeunes ne conçoivent pas de « défendre la nation contre l’islam », ce qui serait « vécu comme une trahison », et ont à l’esprit « le douloureux souvenir de la guerre d’Algérie et l’abandon des Harkis ».

Autre question : « Seriez-vous prêt à vous engager ? » Oui, pour deux individus sur dix seulement. La moitié d’ailleurs sont des filles, qui y voient « une démarche pour échapper à l’oppression familiale », l’uniforme conférant « autorité et respect ». En fait, l’attitude à l’égard de l’armée est liée à un scepticisme vis-à-vis de la République. « Remplissez-vous votre devoir de citoyen à l’occasion des différentes élections ? » Plus de sept sur dix répondent non.

Un communiqué de presse du 14 mars 2006 du ministère de la Défense, fit part de la recrue d’un aumônier musulman :

« Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a été saisie le 09 mars 2006 de la proposition de nomination de Monsieur Abdelkader Arbi aux fonctions d’aumônier militaire en chef du culte musulman. »

La plus élémentaire des conditions pour corresponde au poste eut été que cette personne aimât la France avant un autre pays. Or, comme le rapporte Xavier Ternisien dans Le Monde du 19 Juin 2005, cet industriel en chimie agricole présidant la commission « viande halal » du CFCM s’est déclaré « Algérien de cœur ». Aussi, il signa en 2006 une pétition réclamant une loi punissant le blasphème, au moment de l’affaire des caricatures de Mahomet. Ainsi, la personne censée représenter le musulman modèle de l’armée française se dit d’abord Algérien. A la vue de ces éléments, le patriotisme de nombreux musulmans paraît malheureusement bien douteux. La nation transfrontalière islamique qu’incarne la oumma, primant sur les Etats nations, est une donnée historique et géopolitique qui sera de plus en plus difficile à occulter par les journalistes et politologues français. Un sondage de l’ institut américain Pew Research Center, révélé en août 2006, relève que 46% des sondés (des musulmans français) se définissent d’abord comme musulmans contre 41% comme d’abord français. Mais en cas de guerre entre la France et le Hezbollah, l’Iran ou tout autre ennemi islamiste, ne doutons pas que les musulmans seront encore moins nombreux à se définir en tant que Français d’abord.

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En avril 2001, c’est au tour du Magazine Marianne de révéler des problèmes d’islamisme à bord du Charles-de-Gaulle.

L’ancien ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, revenue sur les bancs de l’Assemblée nationale, a lâché, le 30 mars dernier, une petite bombe lors d’une réunion de la Commission de la Défense consacrée à l’audition des aumôniers militaires.

S’adressant à Abdelkader Arbi, aumônier en chef du culte musulman, Michèle Alliot-Marie lui demande : « Nous avions eu il y a quelques années des difficultés avec des imams autoproclamés, y compris sur le Charles-de-Gaulle. Ce type de comportement a-t-il disparu ? »
Et l’aumônier lui répond : « Avant mon arrivée [en 2006], certaines personnes ont en effet tenté de s’autoproclamer imams à bord du Charles-de-Gaulle. Il y avait deux raisons à cela. Premièrement, il s’agissait d’un navire, donc d’un espace confiné. Deuxièmement, pour pallier la fin de la conscription, le ministère de la Défense avait organisé, avec des missions locales, le recrutement de jeunes des quartiers pour travailler sur les ponts, un métier très difficile. [Le responsable religieux fait référence aux CCM, les contrats courts marine, ndlr]
Certains de ces jeunes voulaient participer au culte or, ils n’y avaient pas droit, ce qui créait une certaine frustration. Des prières se sont alors organisées, pendant lesquelles certaines personnes pouvaient, au cours des prêches, donner un autre sens à l’engagement au sein de l’armée de ces jeunes à qui la Marine avait voulu donner une seconde chance mais qui y venaient sans guère de diplômes, voire sans diplôme du tout, qui venaient grâce à des missions locales, peut-être par dépit et en tout cas sans vocation militaire.
…. On appréciera la formule ; « Certaines personnes pouvaient, au cours des prêches, donner un autre sens à l’engagement au sein de l’armée… » On aimerait assez savoir lequel.

Cette affaire, qui se situe vers 2002-2003, avait alors fait l’objet de nombreuses rumeurs mais aucune information n’avait alors été donnée par les autorités militaires sur ce problème délicat. Il suffit parfois de laisser du temps au temps…

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Il est dommage que pour sa nouvelle émission politique la chaine du service public France 2 se soit contentée de faire du spectacle… les contribuables qui payent leur redevance seraient en droit d’avoir une information plus précise en lieu et place des allégations et des phrases tronquées éructées par l’insoumise de confort Caroline Fourest.

Jérôme Cortier.

(1): Cette phrase relevée par Caroline Fourest, la voici ( elle a juste supprimé le point qui sépare les deux dernières phrases, ce qui donne un tout autre sens au message… manipulation assez classique. C’est le manque de budget qui fait baisser la qualité du recrutement et non pas la qualité des postulants d’origine musulmane qui est souligné.)

 » L’armée de terre française ne compte plus que 130.000 soldats et il est prévu, à partir de 2007, de ramener ce nombre à 100.000. Après avoir « supprimé » le service militaire, Chirac a ainsi créé, non pas une armée de métier, mais une armée de moitié. Faute de crédits, non seulement il est impossible de recruter beaucoup d’engagés, mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un recrutement de qualité. 20 % des nouvelles recrues sont désormais issues de l’immigration originaire du monde musulman… »

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