Le dictateur communiste cubain fidel Castro est mort.

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DES ANCIENS OFFICIERS NAZIS AU SERVICE DE FIDEL CASTRO

 

Quand Cuba envoyait les homosexuels dans des camps

« Au nom d’une moralité confuse et incertaine, les hippies, les homosexuels, les témoins de Jéhovah, les artistes idéologiquement « diversionnistes », sont envoyés dans des camps appelés Unités militaires d’aide à la production (UMAP)(…). Ils constituent la catégorie de citoyens dont la conduite est « impropre » », explique le sociologue Vincent Bloch, auteur de Rôle de la terreur dans le genèse d’un pouvoir totalitaire à Cuba.

Castro La puissance du mythe

(…) La prise de pouvoir de Castro commence par une épuration sommaire : six cent morts à la suite de condamnations prononcées par des tribunaux d’exception : «la nature totalitaire du régime y était inscrite dès le départ» (10). Après un éloquent « Des élections, pourquoi faire ? » prononcé à La Havane, Castro mit rapidement à l’écart les démocrates de son  premier gouvernement. Il marginalisa les religieux, susceptibles à ses yeux de coaguler les mécontentements, liquida les opposants à la collectivisation des terres. Il met en place un syndicat unique, fait interdire le droit de grève. De même, il organise son administration en la dotant d’outils de surveillance et de répression, telle la DSE, Département de la Sécurité d’Etat, surnommée la «Gestapo rouge» par les cubains eux-mêmes… De 1959 à 1976, Castro gouverne uniquement par décret, sans s’embarrasser des éventuelles observations d’une assemblée, fut-elle croupionne et constituée de représentants désignés par le régime… Il y a pire : il en fallait fort peu pour se retrouver prisonnier politique, condamné au travail forcé –qui comme dans tous les pays totalitaires, devient une composante structurelle de l’économie- et enfermé dans de véritables camps de concentration. Le système carcéral cubain comprenait aussi tout un éventail de prisons, dans lesquelles les détenus vivaient dans des conditions d’hygiène épouvantables. La torture, psychique ou physique y était pratiquée : privations de sommeil, enfermement dans des cellules de petites tailles (cages de fer rappelant fâcheusement les «fillettes» du roi Louis XI, ou cachots eux aussi de petite taille, les «ratoneras», littéralement trous à rat). Au total, on estimait en 1997 que 100 000 cubains étaient passés, soit par les camps, soit par les prisons. Quant au nombre d’exécutions, c’est l’estimation de 15 à 17000 personnes fusillées qui était retenue. Si au fil des ans et devant les protestations internationales, la répression s’est quelque peu adoucie, le système demeure extrêmement autoritaire. «Reporters sans frontières» considère que Cuba reste «la deuxième prison du monde pour les journalistes après la Chine». Encore en juin de cette année, «Amnesty International» déclarait : «Il est vraiment regrettable que Cuba ait rejeté tant de recommandations qui auraient pu améliorer le respect des droits humains dans ce pays». Mesure peut-être la plus emblématique d’un pays totalitaire, en tous cas l’une des plus scandaleuses, il existe à Cuba un délit de «dangerosité sociale pré-délictueuse» permettant l’enfermement de citoyens cubains à titre préventif, en l’absence de toute infraction !

Chacun a entendu parler des «comités de défense de la Révolution», ces comités de quartier chargés d’espionner tout ce qui peut, aux yeux du régime, constituer une déviance, fût-elle mineure. C’est une véritable mise en fiches de la société qui est ainsi effectuée : opinions, fréquentations et même, tenue vestimentaire… les cubains sont soumis à une surveillance étroite et, sauf autorisation, n’ont pas le droit de se trouver en contact avec des étrangers.

On ne peut enfin clore le chapitre de l’échec politique sans évoquer ces fameux «balseros» qui, dès 1961, se mirent à fuir leur pays sur des embarcations de fortune. Confronté à cet exode, Castro riposta parfois en envoyant des hélicoptères mitrailler au large hommes, femmes et enfants, candidats au départ. On estimait en 1997 qu’environ 30000 cubains avaient tenté l’aventure, avec environ 1/3 de morts…