Le Drian et la connexion saoudienne : Du prince Bandar, financier d’Al Qaeda et de l’Etat Islamique, au sauvetage de Groupe Doux

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (01/12/2015) Le gouvernement socialiste français a noué, en toute connaissance de cause, une alliance secrète avec le principal état armant le terrorisme musulman dans le monde : l’Arabie Saoudite. Aux avant postes de cette alliance de 2012 à 2014, le Prince Bandar Ben Sultan, architecte de la guerre secrète saoudienne en Irak et en Syrie, mais aussi au Yémen. Principal acteur hexagonal au plan militaire de cette politique de soutien au djihadisme : Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

BeFunky-CollageLe contexte

Depuis l’arrivée des socialistes au pouvoir à Paris, la diplomatie française repose sur un axe essentiel : tenter de réinvestir le Moyen-Orient en remplaçant partiellement les USA comme principal partenaire des pétromonarchies du Golfe, Arabie Saoudite en tête.

La France, virtuellement en faillite, recherche toujours plus d’argent frais. Les USA, sous le second mandat d’Obama, se hâtent quant à eux de se retirer d’Irak et se désengage du conflit syrien. La Maison Blanche veut conclure au plus tôt un accord global avec l’Iran et la Russie portant sur le partage négocié d’aires d’influence dans la région. Washington a en effet décidé d’opérer son basculement stratégique du XXIème siècle : le basculement vers l’Asie-Pacifique.

Le gouvernement socialiste y voit alors une opportunité : celle de monnayer sa position diplomatique, au sein de l’UE et de l’ONU, pour défendre les intérêts de la théocratie wahhabite en échange d’un partenariat militaire, économique et géostratégique. Avec à la clef d’importantes commandes, notamment militaire. Soit précisément le champ d’action de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, accessoirement membre du Club oligarchique Le Siècle et maçon du Grand Orient.

Le “sauvetage de Doux”

Un des symboles de cette relation de corruption avancée entre le gouvernement socialiste et l’Arabie Saoudite : le “sauvetage du Groupe Doux”.

En 2013, l’industrie lourde bretonne entame sa phase de désintégration, symptôme d’un contexte plus général qu’est celui de l’effondrement de la compétitivité de l’économie hexagonale. La crise s’intensifiera pour culminer en novembre 2013 avec l’insurrection des Bonnets Rouges.

Emblématique de la faillite d’un modèle agricole productiviste et d’économie dirigée, l’écroulement du groupe volailler Doux. Ce dernier, qui embauche massivement dans le département du Finistère, est écrasé par une dette de 400 millions d’euros. Lorsque son redressement judiciaire est annoncé au printemps 2012, c’est un choc pour l’opinion publique bretonne, largement désinformée par le cartel agro-alimentaire et la caste politico-médiatique socialiste quant à la réalité – et les causes – de la crise.

A la faveur de l’alliance stratégique nouée par le gouvernement socialiste avec l’état champion du terrorisme islamique international, Le Drian en profite pour solliciter – aux côtés de la famille Doux – la partie saoudienne afin qu’elle “soutienne” le groupe dont la faillite menace gravement la crédibilité du Parti Socialiste Français, hégémonique en Bretagne, fief de Le Drian.

En septembre 2013, la “bonne nouvelle” tombe : l’un des client saoudiens du groupe, Al Munajem, entre à hauteur de 25% dans le capital de celui-ci. En mars 2015, cet accès privilégié au marché saoudien permet de faire illusion et de donner des débouchés, du moins tant que les largesses du Golfe prévaudront.

Libération en fait complaisamment état en mars dernier (source) :

Pour répondre à la demande, essentiellement saoudienne, le groupe Doux, 2 200 personnes pour un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros et un résultat d’exploitation prévisionnel de 25 millions d’euros en 2015, renoue même avec les embauches. En mars, une centaine d’employés vont être recrutés. Et même chose sur le site de Chantonnay, en Vendée, début avril. Les investissements vont se poursuivre, à raison d’environ 10 millions d’euros par an.

Les médiats se garderont bien d’expliquer qu’il s’agit en réalité d’une rétribution en nature pour le soutien actif du gouvernement français à la politique saoudienne de terreur menée en Syrie. Politique qui passe essentiellement par l’armement d’Al Qaeda dans ce pays, par celui de groupes terroristes salafistes mais aussi de factions de la pseudo “Armée Syrienne Libre”, simple vitrine terroriste des Frères Musulmans.

En remerciement de ce “geste amical”, Le Drian fera remercier le dirigeant du Groupe Al Munajem ayant participé au sauvetage de Doux. Une légion d’honneur passée (presque) inaperçue et délivrée lors du voyage de François Hollande en Arabie Saoudite.

Ouest-France (source) :

Elle a été remise hier par François Hollande, accompagné de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, au dirigeant du groupe Almunajem, basé en Arabie saoudite. Il vient de prendre une participation de 25 % dans le capital du groupe volailler Doux, dont il est un client fidèle. Le président de la République a profité de son voyage en Arabie saoudite pour procéder à cette remise de décoration.

Premier acheteur d’armes de la France

Si le sauvetage du Groupe Doux était un “geste amical” de Riyad adressé au ministre français de la Défense, il ne représente qu’une infime partie des énormes investissements des théocrates wahhabites dans l’Hexagone.

Car l’Arabie Saoudite, c’est près de 14% des importations de pétrole brut françaises, seconde exportatrice derrière la Russie. L’Arabie Saoudite est le premier importateur d’armes du monde. Et c’est également, depuis 2015, le premier client de la France dans ce domaine.

Lors de la visite de François Hollande en Arabie Saoudite en décembre 2013, le gouvernement socialiste négocie un contrat d’armement à destination du Liban pour 3 milliards d’euros.

Il s’agit alors de négocier le silence de Libanais influents sur l’implication des services secrets saoudiens dans les activités d’Al Qaeda au Liban (lire notre article détaillé ici). Il s’agit aussi de prendre le contrôle de l’armée libanaise, avec l’aide du ministère de la Défense, non sans que le Trésor Public français et un certain nombre de personnes ne se servent au passage sur les “commandes militaires” libano-saoudiennes.

Dans la foulée, elle commande 24 avions Rafale pour une somme de 5,2 milliards d’euros. Ils équiperont en réalité l’Egypte que les Saoudiens financent en échange d’une alliance militaire.

En octobre, l’Arabie Saoudite annonce des commandes pour 10 milliards d’euros de contrat, dont une trentaine de vedettes rapides (source).

Manuel Valls pouvait se féliciter de cette alliance dont les médiats ne limitent les effets, aux yeux du public, qu’à des contrats :

Le Drian et son ami le Prince Bandar, architecte du djihadisme international

Car ces contrats, qui se multiplient depuis décembre 2013, culminant en 2015, ne sont que la partie visible d’une alliance entre Paris et Riyad – mais aussi le Qatar – pour lancer une vaste contre-offensive contre l’Iran et ses alliés. La dimension économique n’était qu’un des volets de ce pacte avec le diable wahhabite.

La visite de François Hollande, en décembre 2013, avait été précédée par celle de Le Drian en octobre de la même année en vue de la préparation du président français. Cette visite du ministre de la Défense avait elle-même été précédée par celle, à Paris cette fois, du Prince Bandar Ben Sultan à l’Hôtel de Brienne pour rencontrer Le Drian (source).

Bandar Ben Sultan n’est pas n’importe qui : c’est l’architecte du terrorisme islamique et du djihadisme international. A ce titre, il est connu par toutes les chancelleries et services de renseignement du monde. De 2005 à la révolution de palais de janvier 2015, il était Secrétaire Général du Conseil de Sécurité Nationale de l’Arabie Saoudite. A ce poste, il supervisait de nombreux groupes terroristes sunnites actifs de par le monde.

L’action du prince Bandar dans l’utilisation de groupes terroristes n’est pas neuve. C’est lui qui est en poste aux USA lors des attentats du 11 septembre 2001 en tant qu’ambassadeur d’Arabie Saoudite. Depuis le Pacte dun Quincy, entre Roosevelt et le roi Ibn Saoud, les Etats-Unis sont les garants de la sécurité du royaume fondamentaliste musulman. La famille Bush, ancrée dans le Texas pétrolier, est liée à la famille Ben Laden dont Oussama est un membre éminent et un cadre de l’insurrection islamiste d’Afghanistan, aidée par la CIA.

Le rôle du gouvernement saoudien dans les attentats du 11 septembre, dont la plupart des terroristes étaient des membres, fut synthétisé dans un dossier de 28 pages censuré par le gouvernement US (source).

Bandar et son plan d’extermination des populations chiites et des minorités

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