Le FN réclame une dissolution et la démission de Manuel Valls

«Il faut aller devant le peuple», estime Jean-Marie Le Pen, qui souhaite également une réforme du mode de scrutin des législatives.

Marine Le Pen avait prévenu: si le FN arrivait en tête aux européennes, elle réclamerait dans la foulée la dissolution de l’Assemblée nationale. Chose promise, chose due. Dès 20h, son père, interrogé sur France 2, a réclamé une nouvelle élection des députés. «Il faut aller devant le peuple. Il n’est pas possible d’admettre qu’un parti qui rassemble 25% n’ait que deux députés à l’Assemblée», a jugé Jean-Marie Le Pen. Le fondateur du FN réclame un «scrutin proportionnel, comme ce qu’avait fait Mitterrand en 1986».

» En 1986, la proportionnelle avait profité au FN

Jean-Marie Le Pen réclame également la démission de Manuel Valls. «Le premier ministre Mr Valls s’est engagé personnellement dans la campagne, le désaveu touche le gouvernement», assure-t-il. Selon lui, le résultat de ce dimanche soir constitue une «déroute pour l’UMPS».

Dans son discours, quelques minutes plus tard, Marine Le Pen a estimé que le président de la République devait «prendre les dispositions qui s’imposent pour que l’Assemblée devienne nationale et représentative du peuple». «Que peut faire d’autre le président de la République face à un désaveu aussi lourd? Il doit mettre en place la proportionnelle et organiser de nouvelles élections. Sinon, il doit s’apprêter à connaître des défaites encore plus lourdes», a-t-elle déclaré à la presse.