Le FN voit du «terrorisme» à Dijon et Joué-lès-Tours

Florian Philippot, vice-président du Front national, accuse les pouvoirs publics de fuir la réalité.

Le vice-président du Front National Florian Philippot a affirmé mardi que les évènements de Joué-lès-Tours et de Dijon relevaient «évidemment du terrorisme» et a accusé le procureur de Nantes d’avoir fait «l’enquête en une heure» et les pouvoirs publics de «fuir la réalité».

«A Joué-lès-Tours, c’était évidemment du terrorisme. A Dijon aussi. A Nantes, nous le verrons. Moi, je n’aime pas me précipiter», a déclaré Philippot sur RTL.

Mais «prenons les faits, regardons ce que dit l’Etat islamique. L’Etat islamique, dans ses appels récurrents sur internet, appelle à combattre ces « sales Français », comme il dit, notamment en les poignardant, c’est ce qui a été fait à Joué-lès-Tours, et en les écrasant avec des voitures, c’est ce qui a été fait curieusement à Dijon et à Nantes», a déclaré le vice-président du Front National.

A Nantes, «la procureur a réussi à faire l’enquête en moins d’une heure», a accusé Philippot. La représentante du parquet de Nantes a estimé qu’«on ne (pouvait) parler d’acte de terrorisme». «Ca n’est peut-être pas un acte terroriste, c’en est peut-être un mais j’aimerais qu’on fasse l’enquête sérieusement. J’aimerais qu’on cesse de mettre de la politique et de l’idéologie en nous sortant que ce sont systématiquement des actes isolés du fait de déséquilibrés. Je pense que ce n’est pas sérieux», a développé le responsable frontiste.

Samedi, un homme qui affichait le drapeau de l’Etat islamique sur son réseau social a

agressé des policiers avec un couteau au commissariat de Joué-lès-Tours avant d’être abattu.

Lundi soir, un automobiliste a foncé sur un marché de Noël bondé dans le centre de Nantes, blessant 10 personnes avant de se porter plusieurs coups de couteau, au lendemain d’un incident similaire survenu à Dijon. Les autorités ont évoqué dans les deux cas des agissements de déséquilibrés.

«Il faut arrêter de fuir la réalité, il faut l’affronter. Quand on voit un empressement dans les dizaines de minutes qui suivent chacun de ces drames, à nous dire qu’évidemment, ça n’a aucun lien avec le terrorisme et le fondamentalisme islamiste, quitte à se raviser ensuite après d’ailleurs, je trouve cela inquiétant», a dit l’eurodéputé.

«Il faut arrêter de prendre les Français pour des pigeons», a-t-il poursuivi, accusant le gouvernement d’avoir «les jambes qui flageolent face au terrorisme islamiste».