Le gouvernement grec échoue à faire élire le président au premier tour

Le Parlement grec a échoué, mercredi 17 décembre au soir, à rassembler deux cents voix sur trois cents sur le nom du candidat à la présidence de la République proposé par le gouvernement, Stavros Dimas. L’ex-commissaire européen et cadre de la droite st le seul candidat à ce poste.

Le gouvernement de coalition, droite et socialiste, qui dispose de 155 députés, n’a pas atteint à l’issue de ce premier tour les 165 voix espérées officieusement, réalisant même le minimum attendu par les observateurs. Deux autres tours sont prévus, les 23 et 29 décembre, mais s’ils se révèlent infructueux, des législatives anticipées devraient être convoquées, un scrutin à haut risque pour la coalition gouvernementale, le parti de la gauche radicale Syriza étant favori des sondages.

L’élection est observée avec attention à Bruxelles et dans les principales capitales européennes, où le programme de la Syriza suscite réserves et inquiétudes. Un vote contre le candidat du gouvernement ouvrirait la porte à « une aventure politique qui pourrait s’avérer fatale à l’évolution européenne du pays », a dramatisé le premier ministre conservateur, Antonis Samaras, quelques heures avant le scrutin.