Le gouvernement va investir 600 millions pour les quartiers difficiles

Le grand gaspillage continue… alors que le gouvernement cherche à faire 50 milliards d’euros, qui ne serviront même pas à nous remettre à l’équilibre, on balance notre argent par la fenêtre. Aucune solution n’est envisageable dans ces territoires sans l’arrêt total de l’immigration. Des années de gabegies clientélistes n’ont pas suffit à rendre nos décideurs raisonnables.

Dans une tribune publiée il y a près de 3 ans dans Valeurs Actuelles, le criminologue Xavier Raufer chiffrait à 90 milliards d’euros sur 25 ans le coût total de cette politique. Elle aurait coûté 50 milliards d’euros de 1989 à 2002, puis 40 Md€ supplémentaires avec le plan Borloo de 2003. Lequel plan promettait la rénovation des 165 quartiers français les plus dégradés et leur sécurisation.

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Dans un courrier adressé à un millier de maires, la ministre de la Ville, Najat Vallaud-Belkacem, explique vouloir «mettre le paquet» dans les zones sensibles.

Pour apporter du «développement économique dans les quartiers», la ministre de la Ville, Najat Vallaud-Belkacem, a expliqué que «l’État, avec le programme des investissements d’avenir, et la Caisse des dépôts consacreront sur 2014-2020 une enveloppe de 600 millions d’euros pour lever des investissements privés et co-investir dans des projets structurants, comme des pépinières d’entreprises ou des maisons de santé». 75 millions d’euros seront affectés à la revitalisation des centres commerciaux et artisanaux des quartiers concernés.

«La politique de la ville ne peut réussir si elle n’est pas tout entière engagée sur le front de l’emploi», explique la ministre, qui souhaite «mettre le paquet» dans les quartiers populaires. «Rénover le cadre de vie ne suffira jamais si on y transpose les mêmes difficultés sociales», déclare-t-elle dans un courrier adressé au millier de maires ayant des zones sensibles sur leur territoire. Najat Vallaud-Belkacem pointe du doigt l’écart très prononcé des chiffres de l’emploi entre des zones urbaines sensibles (ZUS), où 46% des adultes ont un emploi, et 64% dans les agglomérations voisines, selon l’Observatoire national des ZUS (Onzus). Une différence que l’ancienne porte-parole du gouvernement souhaite «réduire de moitié dans un délai de cinq ans».

Par ailleurs, concernant le dispositif des emplois francs qui prévoit une subvention de 5 000 euros pour l’embauche d’un jeune chômeur résidant dans une ZUS, Najat Vallaud-Belkacem a déclaré que «leur montée en charge (n’était) pas satisfaisante». Le gouvernement avait prévu de financer 10 000 de ces emplois sur trois ans. Seuls 130 contrats ont été signés au cours des dix premiers mois d’expérimentation.

Impliquer les habitants pour reconquérir la confiance

Enfin, Najat Vallaud-Belkacem a confirmé qu’elle poursuivrait les démarches engagées par son prédécesseur François Lamy afin de concentrer les aides de son ministère sur un nombre réduit de quartiers prioritaires et de lancer un programme de rénovation urbaine d’une enveloppe de 5 milliards d’euros en expérimentant les «budgets participatifs» qui incluraient les habitants dans les prises de décision. En associant ainsi les résidents, la ministre souhaite «reconquérir la confiance» des quartiers populaires, dans lesquels l’abstention a été très forte lors des dernières élections municipales.