Le groupe BIC porte plainte contre la France et l’Allemagne, accusés de laisser rentrer des briquets non conformes

Il faut donc des frontières avec des policiers et des douaniers…. et un puis mettre en pratique un très vilain mot : le protectionnisme.


Les dirigeants de Bic sont en colère. Ils viennent de porter plainte auprès de la Commission européenne contre la France et l’Allemagne, les accusant de laisser rentrer des briquets dangereux sur leur territoire. En ligne de mire, par exemple, le port de Hambourg qui serait une porte d’entrée pour les briquets fabriqués en Chine et au Vietnam.

Le groupe met en avant les défauts de surveillance des États et la défaillance des contrôles douaniers à l’entrée de l’Union européenne face à cette invasion de produits « potentiellement dangereux ». Dans le communiqué, Gonzalve Bich, directeur général de Bic, explique que « le problème a été résolu dans de nombreux pays dans le monde ».

Un danger pour les consommateurs

Les chiffres donnés par Bic sont édifiants : la quasi-totalité des briquets (97 %) vendus en Europe ne disposeraient pas de sécurité enfant avec un système de molette adapté. En France et en Allemagne, 86 % des modèles de briquets commercialisés (plus d’une centaine a été examinée) ne seraient pas conformes à la norme internationale de sécurité ISO 9994, créée en 1989 et qui définit notamment la hauteur maximale de la flamme ainsi que la résistance du briquet aux chutes et aux températures élevés.

De même, des briquets en forme de jouets sont disponibles en toute impunité dans ces deux pays, alors qu’ils sont interdits à la vente depuis 2008, rappelle Bic.

30 000 accidents graves par an en Europe

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