Le mouvement Pegida s’étend en Allemagne, en Norvège et en Suisse.

Le mouvement anti-islam Pegida reste très actif en Allemagne, où plus de 25.000 manifestants se sont rassemblés lundi, à Dresde. Pegida fait aussi des émules en Norvège et en Suisse. Mais les contre-manifestations s’organisent: lundi, plus de 100.000 personnes ont défilé en Allemagne pour prôner la tolérance.

Le mouvement anti-islam Pegida a réuni plus de 25.000 manifestants lundi à Dresde, dans l’est de l’Allemagne. Un record. Toutefois, les contre-manifestants, appuyés par Angela Merkel, étaient plus de 100.000 à travers le pays. En Europe, la confrontation entre pro et anti Pegida (« Patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident ») s’organise et gagne désormais des pays comme la Suisse et la Norvège.

Merkel en première ligne contre le mouvement anti-islam
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Pegida fait des émules en Norvège

Ailleurs en Europe, près de 200 personnes ont défilé contre l’islam lundi à Oslo à l’appel de Pegida. L’objectif est « d’attirer l’attention sur le fait qu’on de gros défis, de gros problèmes liés à l’immigration musulmane en Norvège sous influence de l’islam », a déclaré Max Hermansen, un professeur de lycée à l’origine de la marche, l’une des toutes premières hors d’Allemagne. Il reproche aux musulmans des pratiques culturelles (excision, mariage forcé, oppression des homosexuels) contraires aux « valeurs humanistes », d’être surreprésentés dans les statistiques de la délinquance et de la criminalité, et d’être « une catastrophe économique à terme pour la Norvège ».

En Suisse et en Autriche aussi

A Vienne, un premier défilé Pegida est prévu fin janvier, suivi le 16 février par une manifestation identique en Suisse. Pegida Suisse avance masqué, son comité composé d’une douzaine de personnes, est anonyme et seul son « porte-parole » est nommément connu. Il s’agit d’Ignaz Bearth, actuel président du Parti suisse de la démocratie directe (Die Direktdemokratische Partei Schweiz), un petit parti qui entretient des liens avec le Front National français, le mouvement de Marine Le Pen. Il était anciennement membre du Parti nationaliste suisse (PNOS), un mouvement d’extrême droite. Il reprend aussi des thèmes chers à l’UDC, le parti de la droite populiste, comme une mise en vigueur stricte de l’initiative contre l’immigration de masse votée par les Suisses en février dernier, le renvoi des criminels étrangers ou encore le refus des décisions de la Cour européenne des droits de l’homme.

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