Économie, Écologie...

Le nombre d’exilés fiscaux atteint des records

Addendum 18 décembre 2012:

30 à 50 % d’augmentation de demande pour partir.

Première publication 11 décembre 2012

Il n’y a pas que Gérard Depardieu à avoir franchi la frontière ces derniers jours pour des raisons fiscales. Ils seront 5000 cette année à avoir quitté la France pour payer moins d’impôts en 2013 selon les estimations de Bercy.

La fuite de nos entreprises, de nos capitaux et de nos talents atteint aujourd’hui une ampleur sans précédent. Comme l’a montré le récent colloque de Génération entreprise, groupe réunissant plus de 80 députés issus du secteur privé, les chiffres sont alarmants : on estime que 5.000 contribuables seront partis dans l’année qui vient, selon un chiffrage réalisé par le croisement de données de Bercy, de cabinets d’avocats fiscalistes, de banquiers, d’assureurs, d’entrepreneurs… C’est 5 fois plus qu’il y a un an !

La France se vide de son sang entrepreneurial, il faut stopper au plus vite l’hémorragie !

Londres est devenue la 5ème ville de France, avec plus de 400.000 Français ! Les Anglais « déroulent le tapis rouge » à toutes nos élites culturelles, sportives, économiques… sans parler du Maire de Londres qui parle de « tyrannie » et qui invite nos compatriotes à l’exode pour échapper aux nouveaux « sans-culottes » ! Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement des grandes fortunes qui quittent la France, mais des chefs d’entreprises, des cadres dirigeants, des investisseurs, des business angels, les chercheurs les plus innovants… Pourtant, ne nous trompons pas d’objectif : il faut exporter nos produits, pas nos entrepreneurs !


Les Français qui partent ne supportent plus notre fiscalité complexe, instable, punitive, voire confiscatoire. Ils veulent échapper à des mesures uniques au monde (taxe à 75%, ISF, 35 heures…) qui font de la France le pays le plus hostile d’Europe aux entrepreneurs ! Pourquoi rester en France en payant plus de 60% de taxe sur les plus-values, contre 0% en Suisse, au Luxembourg ou en Belgique ? Ils fuient un « enfer fiscal », la France étant même considérée comme « le pays le plus taxé du monde » par le journal américain Forbes. Triste performance… Les entrepreneurs veulent bien faire des efforts, mais à condition que l’État fasse des économies !

Les exilés français partent surtout trouver à l’étranger un climat moins hostile aux entreprises, à la réussite, au travail. En France, nos entrepreneurs se sentent incompris, méprisés, mal-aimés. La une du journal Libération (« Casse toi riche con ! ») leur a notamment rappelé qu’on pouvait stigmatiser un homme qui a pourtant créé près de 100.000 emplois et qui est à la tête d’une entreprise qui fait la fierté de la France dans le monde ! Les propos agressifs d’Arnaud Montebourg ont fini de les convaincre qu’en France nos entreprises sont davantage vues comme des ennemies de l’État que comme ses partenaires…

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