Le nouveau cri de guerre de la caste: Vive le gouvernement fédéral européen, A bat l’État- Nation (vidéo)

On aurait pu croire que la crise allait refroidir les ardeurs de nos européistes les plus dingues. Il n’en est rien. Pis même, ils s’entêtent. Dans les colonnes des média complices, on assiste à la sarabande des menteurs et des emberlificoteurs (1). Le rouleau compresseur de la propagande avance au pas cadencé de l’oligarchie. C’est à celui qui défendra le mieux le système, qui luttera le plus benoitement contre la démondialisation, qui manifestera le plus son attachement à la monnaie unique, et qui favorisera la fédéralisation économique totale de la zone euro.
Car la situation représente une chance unique d’imposer aux peuples d’Europe un gouvernement fédéral de l’union européenne (2).
Leur méthode a déjà été éprouvée en union soviétique par les apparatchiks de la dictature communiste : Si l’Union Européenne ne fonctionne pas, c’est parce qu’il n’y pas assez d’Europe. L’avenir est donc au fédéralisme économique, politique et institutionnel… et à la mort des États-Nation.

Le gang des euro-maniaques peut compter sur la complicité des pseudo-experts et des média qui les sélectionnent.

Pour qu’une utopie totalitaire paraisse crédible, il lui faut une caution scientifique portée par des pseudo-experts. Et pour que cette caution scientifique soit entendue, il est nécessaire d’avoir des relais médiatiques. En France, le système est bien rodé. Le jeudi 21 juillet, en offrant une tribune à Jacques Attali, la radio soviétoïde France Inter, nous offrait un parfait exemple de manipulation. Voilà plus de trente ans que l’incontournable Attali psalmodie le catéchisme mondialiste et eurobéat de la caste. Ce matin là, le clown triste de la science économique avait un message messianique à nous faire passer : la SEULE solution durable pour sortir l’Europe de la crise c’est de créer un gouvernement fédéral européen (3).
Rien de surprenant pour celui qui rêve de gouvernement mondial. Ce qui est le plus édifiant, c’est de voir un euro-maniaque comme Attali reprendre les arguments de ceux qui se sont opposés à la monnaie unique. Pour ces derniers, une monnaie unique ne pouvait voir le jour qu’ à deux conditions principales :
– une uniformisation économique et sociale des pays membres de la zone euro afin de former une zone économique optimale;
– et une mobilité accrue des salariés européens pour aller d’une région d’Europe à une autre, là où le labeur les appelle.
En avouant qu’il est nécessaire de rendre la zone euro optimale, Attali donne raison à ceux qui ont toujours été hostiles à la monnaie unique.

Le soldat Doze au service de la caste.

Nous le savons, les emmerdeurs se déplacent en escadrille. C’est pourquoi le même jour sur RMC, deux bonimenteurs professionnels sont venus renforcer les bobards répandus le matin-même sur France Inter par Attali.
Chez les minus des grandes Gueules, c’est l’ancien premier ministre Michel Rocard qui fut désigné pour radoter le discours de la propagande. Ses arguments furent d’une profondeur et d’une subtilité sans pareil : le protectionnisme c’est du délire et Marine Le Pen ne sait pas ce qu’elle raconte (4). Ce genre d’analyse ne peut que sortir de la tête d’un génie.
Puis vint le tour de Philippe Dessertine. À cours d’argument, l’économiste-histrion annonça, toujours sur les ondes de RMC, que si l’euro disparaît ce sera la guerre entre les pays européens (5). On se serait cru revenu au temps des débats sur le TCE. À l’époque, les partisans de la constitution européenne avaient recours à la même stratégie anxiogène pour s’opposer au NON du peuple français.
Ces exemples (que l’on pourrait multiplier jusqu’à l’infini) nous prouvent qu’il y a une volonté manifeste en France de criminaliser le débat sur le protectionnisme, la démondialisation et l’euro ? (6)
Une criminalisation qui ne peut se faire que par la force du mensonge, de la vindicte, de la censure et de la peur. C’est d’ailleurs ce qui inquiète le petit soldat Doze
Très attaché au système qui le nourrit, le chroniqueur Nicolas Doze a choisi d’enfiler son uniforme de mercenaire à la solde de la caste afin de lui apporter du renfort. Dans l’une de ses chroniques le journaliste avoue qu’il se donne comme priorité jusqu’aux prochaines élections, de combattre les promoteurs de la sortie de l’euro, et du protectionnisme (7). Vous ne rêvez pas, un journaliste supposé objectif déclare qu’il va faire campagne pour les euro-mondialistes…. le magicien Doze vous aura averti de ses tours de passe-passe.

Devant tant de médiocrité, on est amené à se poser des questions sur l’état de notre système démocratique. Il semble invraisemblable que l’on puisse encore donner du crédit à tous ces tristes personnages. Eux, les constructeurs aliénés de cette funeste Europe technocratique et libérale. Cette Europe de la dette. Cette Europe du chômage. Cette Europe de l’immigration incontrôlée. Cette Europe des délocalisations. Cette Europe qui se fait contre les principes les plus élémentaires de la démocratie, nous la devons à ce genre de charlatans qui depuis 30 ans usent et abusent d’arguments d’autorité, de malhonnêteté intellectuelle.
Dans une démocratie normale où le renouvellement des élites se ferait normalement, ce genre d’individu serait totalement disqualifié. Totalement discrédité. Rangé aux oubliettes de l’histoire. Or, en France, il n’en est rien. Les ânes bâtés peuvent continuer à se faire passer pour des purs sangs. Une preuve supplémentaire que notre république démocratique est gravement malade.

Jérôme Cortier

(1) Les chants les plus beaux sont les plus fédéralistes… De Nicolas Baverez à Bernard Maris, de François Bayrou à Jean-Luc Mélenchon, le cri fédéraliste se propage dans les médias français
voir: http://www.marianne2.fr/Crise-oser-le-federalisme-europeen-Ce-serait-facile-si_a208669.html

(2) A quelques jours de distances plusieurs personnalités de premier plan se sont prononcées pour une plus grande intégration européenne. Il y eut d’abord Jean Claude Trichet, directeur de la banque centrale européenne, qui se déclara en faveur d’un ministre européen des Finances doté d’un budget fédéral important et d’ un droit de véto sur des décisions nationales. Ensuite Tony Blair proposa un président à l’Union Européenne. Et pour finir, Jean-Claude Juncker, le président de l’Eurogroupe déclara que « La souveraineté de la Grèce devra être énormément restreinte »-
voir: http://www.prechi-precha.fr/2011/06/17/la-fin-de-letat-nation-voila-leur-reve/

(3) http://www.franceinter.fr/emission-le-79-jacques-attali

(4) http://www.rmc.fr/blogs/lesgrandesgueules.php?post/2011/07/21/Marine-Le-Pen-Qu-elle-arr%C3%AAte-de-parler-de-l-Euro-car-elle-n-y-conna%C3%AEt-rien-!-Michel-Rocard

(5)

(6) http://www.causeur.fr/vers-une-criminalisation-de-la-demondialisation,10530

(7) http://www.prechi-precha.fr/?p=1230
Nicolas Doze : «Comment voulez-vous que ça fonctionne [auprès de l’opinion], il est grand temps que les mecs se trouvent de l’argumentaire sérieux et efficace, convaincant et qu’il est une véritable arme démagogique face à la pédagogie.» […] Nicolas Doze complète ses dires assez provocant : « Ça va être l’un de mes chevaux de bataille en 2012 pour la campagne présidentielle, il va falloir qu’on réussisse à opposer la pédagogie à la démagogie mais avec les mêmes armes, […] donc on [entendez : journalistes, chroniqueurs, animateurs] va essayer d’apporter notre pierre à l’édifice. »