Racisme anti-blanc : « Sale Blanche » 2 mois de prison avec sursis

Un Népalais de 46 ans, qui avait traité sa voisine de « sale blanche », sur fond de conflit de voisinage, à été reconnu coupable lundi d’injures publiques à caractère raciste et condamné à 2 mois de prison avec sursis avec mise à l’oeuvre pendant deux ans.
La condamnation par le tribunal correctionnel de Versailles a été assortie d’une obligation de soins et d’une interdiction de rencontrer la plaignante. Un peine. Le condamné doit également s’acquitter d’une amende de 200 euros pour menaces de dégradation sur des biens. La procureure de la République avait requis 6 mois d’emprisonnement dans cette affaire, estimant qu’il fallait « prendre au sérieux les menaces et propos racistes ».
Le tribunal reprochait à Raju Biswakarma, un Népalais de 46 ans, d’avoir proféré les 23 juillet et 26 août, à Elancourt (Yvelines), des injures publiques à caractère raciste à l’encontre de sa voisine qu’il avait traitée, depuis sa fenêtre, de « sale race, sale blanche », avant de menacer de « lui faire la peau et de défoncer sa porte », selon le rappel des faits. Selon la plaignante qui n’était pas présente, ni représentée à l’audience, le prévenu était en état d’ébriété, ce que la police a constaté le 26 août. La présidente du tribunal Chantal Charruault a indiqué que « plusieurs voisins » ont confirmé dans des attestations ces insultes, et leur caractère raciste, se plaignant par ailleurs de l’agressivité et « des nuisances » répétées de la part du prévenu, dont des « hurlements hystériques à toute heure de la nuit ». M. Biswakarma, un ancien guide de montagne népalais, s’exprimant en français avec difficulté, a nié les faits, expliquant avoir seulement demandé à sa voisine de palier d’arrêter de « faire claquer sa porte d’entrée ». Ce qui, a-t-il soutenu, le réveillait. Dans sa plaidoirie, son conseil avait plaidé que « le caractère public » des insultes ne pouvait pas être retenu contre lui, avant de peindre le prévenu sous les traits d’un homme dans une grande « fragilité psychologique et matérielle ».

Par | lun, 17/12/2012 – 20:20