Les Emaux de Longwy sont à vendre

Fondée en 1798, la faïencerie historique des Emaux de Longwy (Meurthe-et-Moselle) cherche un repreneur pour éviter la faillite. Réputés au temps du japonisme puis de l’Art déco, avant de tomber en désuétude, les précieux émaux, des faïences chatoyantes uniques en leur genre, peinent aujourd’hui à séduire une nouvelle clientèle.

emaux_longwy_decoration_vie_interieure_zoomUne reprise serait la seule solution, selon Arnold Kostka, dont la famille est à la tête de la société depuis 1991 et qui emploie actuellement une petite quarantaine de salariés à Longwy. « On est un peu obligé d’en arriver là » pour éviter un dépôt de bilan et une « casse sociale », explique-t-il.

Depuis trois ans M. Kostka tentait de récolter 1 million d’euros auprès de différents acteurs publics pour honorer des dettes bancaires. Mais les financements sont arrivés « au compte-gouttes », et aujourd’hui il manque toujours 420 000 euros, une partie des soutiens ayant fait défaut. « La solution la plus propre était de chercher un acheteur qui ait les moyens de solder ces dettes et de repartir avec un peu d’argent à investir », a ajouté M. Kostka.

Vente rapide de l’entreprise

Des négociations exclusives sont menées depuis l’automne dernier avec un repreneur potentiel français, soutenu par un fonds d’investissement spécialisé, a-t-il précisé. M. Kostka espère finaliser la vente au premier trimestre 2015. Une reprise est possible sans licenciement, selon le chef d’entreprise. Il en veut pour preuve la hausse de 8 % du chiffre d’affaires au premier semestre de l’exercice décalé 2014-2015 de l’entreprise.

La faïencerie souffre de l’hémorragie des boutiques d’arts de la table en France, en raison du déclin des listes de mariage, de la crise économique et de la concurrence du commerce en ligne. L’entreprise a tenté de redresser la barre en augmentant ses boutiques en régie propre, comme à Paris, et en se tournant davantage vers l’export, notamment vers les pays émergents. Mais les ventes à l’étranger ne concernent actuellement que 10 % de la production.