Politique

Les Islandais veulent nationaliser une partie de leurs ressources naturelles

L’Islande ne fait décidément rien comme tout le monde. Très durement touchée par la crise de 2008, l’île est désormais en pleine reprise économique, et multiplie les tentatives pour reprendre en main le contrôle de son pays. Dernière en date, le vote en faveur d’un projet de constitution qui remet le citoyen au centre de l’échiquier et qui prévoit…la nationalisation d’une partie des ressources naturelles.

L’Islande, qui avait déjà surpris en disant « non » au renflouement de ses banques par l’État, continue sa révolution tranquille. Très durement touchée par la crise de 2008, elle est désormais en pleine reprise économique. Et ce week end, l’Île qui compte un peu moins de 320.000 habitants, a voté à 68,3% en faveur d’un nouveau projet de constitution soumis à référendum populaire. Le référendum se présentait sous la forme de six questions qui marquent fortement l’état d’esprit dans lequel le projet a été rédigé. Deux axes majeurs s’en dégagent.

Nationaliser les ressources naturelles

Le premier est contenu dans la deuxième question : « dans la nouvelle Constitution, voulez-vous que les ressources naturelles non détenues par le secteur privé soit automatiquement déclarées propriété nationale ? » Une question qui marque la défiance qui s’est installée dans le pays vis-à-vis du secteur privé depuis la crise. Cette disposition n’est pas anodine, tant l’importance des ressources naturelles dans l’économie islandaise est grande.

Reprendre le contrôle sur la vie de la cité

Autre axe, celui de la participation plus active des citoyens à la vie de la citée. Puisque les trois dernières questions visent à proposer des mesures accordant notamment un accès facilité à l’élection au Parlement pour les particuliers. Depuis la fin de la crise, les Islandais n’ont eu de cesse de tenter de reprendre le contrôle sur la vie de la cité. Contrairement à la zone euro, Reykjavik n’a « jamais essayé de sauver ses banques », alors que les trois plus grosses banques du pays cumulaient des bilans 10 fois supérieurs au PIB du pays.

Le soutien du gouvernement

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