Politique

Les magouilles du PS font système.

Depuis de longs mois la justice décortique les magouilles socialistes en région Paca. Des pratiques qui font système. Elles sont en effet le prolongement d’un mécanique clientéliste mise en place par la gauche à la tête des régions et des départements comme le soulignait le 8 septembre dernier sur le plateau de Public Senat Jean-Pierre Chevènement:

 » C’est le système du Parti Socialiste. Il y a partout des baronnies, de grands féodaux qui disposent d’une clientèle. C’est un problème qui devrait être posé en pleine lumière. »

Aujourd’hui ce sont des associations du 15e et 16e arrondissements de Marseille qui sont ciblées par les enquêteurs.

Le journal « La Provence » nous apprend notamment que les enquêteurs ont récupéré cet été des dossiers de demande de subventions dans plusieurs collectivités. Ces investigations sont doublées depuis peu d’une autre enquête préliminaire ouverte par le parquet de Marseille, également sur des associations des quartiers nord.

Les magouilles consisteraient à verser des subventions à des associations coquilles vides et des militants en remerciements, rétrocéderaient l’argent en liquide afin de permettre de faire face à des dépenses de campagne électorales.

C’est aussi cette mécanique de détournements de fonds publics qui est à l’origine de la mise en examen cet été de la députée PS des Bouches-du-Rhône, Sylvie Andrieux. Une mise en examen pour complicité de tentative d’escroquerie et complicité de détournement de fonds publics passée inaperçue et qui concerne 23 socialistes ou proche du parti.

L’enquête, ouverte à la mi-2007 porte sur le détournement de quelque 740 000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par la région.

La finalité de ces distributions d’argent était électoraliste, comme le soulignent plusieurs personnes dont Le Point publie les propos.

Roland Balalas, assistant de Sylvie Andrieux et homme-clé de ce dossier, aurait ainsi déclaré au juge : « « Le fait d’aider abondamment les associations est le résultat d’une stratégie politique ; les vannes sont ouvertes en grand dans un but que l’on peut qualifier d’électoraliste et de clientéliste … Mme Andrieux utilise sans discernement les fonds publics sans se soucier de ce qu’il y a derrière, juste pour sauvegarder ses intérêts électoraux et politiques. C’est-à-dire qu’elle se fout complètement de savoir si ce que l’on finance est bon ou pas, dans la mesure où ça augmente sa popularité dans les quartiers. »

Jusqu’où l’argent détourné est-il allé ? D’après le Point, peut-être jusqu’aux réseaux du grand banditisme, et même jusqu’à un mouvement lié aux islamistes :

« Ce flou entretenu favorisait tous les abus. Certains élus marseillais rappellent l’émotion que causa, naguère, l’aide allouée par la région à un mouvement lié aux fondamentalistes musulmans du Tabligh. Personne, apparemment, n’avait cherché à savoir comment serait utilisé l’argent… Les enquêteurs s’interrogent, eux, sur le rôle joué dans les réseaux de Balalas par les membres d’une famille liée au banditisme marseillais. La rumeur policière (non étayée à ce jour par l’instruction) évoque même des achats d’armes… Et plusieurs témoins font état du comportement menaçant d’un gros bras à la réputation sulfureuse reconverti en animateur d’associations dans les cités ; ayant appris, à l’automne 2007, que la subvention attendue était suspendue à des vérifications en cours, l’homme avait surgi à l’hôtel de région et pris à partie Balalas en ces termes : « Tu veux faire le mariole ? Je vais m’occuper de ton cas, tu vas morfler ! » «