Les péages d’autoroutes augmentent ce samedi

L’UMP au pouvoir a eu l’idée folle de privatiser des autoroutes que l’impôt des français a permis de construire…. ça s’appelle la socialisation des pertes et la privatisation des bénéfices. Une doctrine économique qui guide nos gouvernants UMPS depuis plus de 30 ans. Débile !

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Après le ticket de métro, les courses en taxis, les timbres ou l’électricité qui avaient augmenté le 1er janvier, c’est au tour des péages sur autoroute de grimper. Cette hausse intervient aujourd’hui, le 1er février. Concrètement, elle sera d’1,14% en moyenne sur les 8000 km des réseaux exploités par trois groupes internationaux (Vinci avec ASF, Cofiroute et Escota ; Eiffage avec APRR et Area ; Abertis avec Sanef et SAPN) depuis la privatisation intervenue au milieu des années 2000. Suivant les réseaux, elle ira de 0,7% à 1,6%. Chez APRR, par exemple, elle est de 0,8% et chez Area de 0,84%.

Une hausse mal supportée par les ménages qui ne comprennent pas pourquoi ces tarifs augmentent chaque année alors que la plupart de ces autoroutes existent depuis très longtemps. Pour faire avaler la pilule, le ministère des Transports qui entérine ces hausses précise que l’augmentation moyenne des tarifs est plus limitée cette année que par le passé. En 2012, elle atteignait 2,5% et en 2013 encore 2,01%.

Le contrôle de l’État sur les concessionnaires en question

En fait, si la hausse est freinée, le gouvernement n’y est pas pour grand-chose: l’augmentation accordée à chaque réseau est de 70% de l’inflation auquel il faut ajouter un rallonge tenant compte du montant des investissement prévu dans l’année (travaux d’entretien, création d’aires …). Comme l’inflation a été de 0,9% en 2013 contre 2% en 2012 selon l’Insee, la hausse des péages est mécaniquement plus modeste.

En tout cas, ces hausses à répétition créent régulièrement la polémique. En juillet 2013, la Cour des Comptes avait dénoncé le manque de contrôle de l’État sur les concessionnaires d’autoroutes qui favorisaient du coup des augmentations excessives des péages. Début décembre, l’Autorité de la concurrence a été saisie par la commission des finances de l’Assemblée nationale pour rendre un avis sur la gestion privatisée des autoroutes. Ces groupes de BTP facturent-ils trop cher les travaux d’entretien qui assoient une partie de leurs hausses de tarifs? Sous-traitent ils suffisamment ces travaux pour serrer leurs coûts et en faire profiter au final les usagers des autoroutes? Les experts de cette autorité indépendante devront apporter une réponse à ces questions dans les prochains mois.