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Les petits patrons font bon accueil à Marine Le Pen

Addendum:

Marine Le Pen devant les entrepreneurs de la CGPME (vidéo intégrale)


Marine Le Pen présente son projet économique et… par MarineLePen

Les petits patrons font bon accueil à Marine Le Pen

Article du Monde

Marine Le Pen a reçu un bon accueil, mardi 3 mars, au siège de la CGPME à Puteaux. La candidate du Front national y passait son « grand oral », devant les « petits patrons  » dont elle se veut « la candidate ». Elle a été précédée dans cet exercice par Eva Joly (Europe-Ecologie-Les Verts) et par François Hollande (PS).

Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, avait pourtant, dans son allocution, glissé quelques piques en direction de son invitée du jour. « Je ne vous cache pas que peu d’entre nous – et c’est un euphémisme – sont favorables à un retour au franc. Pour nos entreprises cela serait véritablement ingérable, en particulier dans les relations internationales », a déclaré M. Reboud.

Durant environ une heure, Mme Le Pen, très à l’aise, a décliné ses propositions phares en matière économique. Si elle a rapidement balayé la question de la sortie de l’euro, elle est revenue sur la monétisation de la dette, sur la hausse de 200 euros net pour les salaires allant jusqu’à 1,4 fois le smic grâce « à la prise en charge par l’Etat du même montant de cotisations salariale » – ce mécanisme serait financé par une taxe de 3 % sur les importations – ou encore sur le fond de financement des PME-PMI « abondé par 15 % des résultats des plus grosses capitalisations boursières ». « Ce n’est pas une taxe, c’est un investissement », a-t-elle précisé.

Marine Le Pen a ensuite développé ses propositions relatives au patriotisme économique, en mettant l’accent sur « le produire Français », et la création d’un « small business Act » à la française pour privilégier les entreprises hexagonales.

De même, elle a estimé que le manque de compétitivité française n’était pas dû au coût du travail, mais à un « dumping monétaire », un « dumping social » et au haut niveau de chômage : « Plus il y aura du chômage dans notre pays, plus le coût qui pèsera sur nos entreprises sera important », a-t-elle souligné.

APPLAUDISSEMENTS

Elle s’est aussi prononcée pour une simplification administrative et juridique, et pour la fusion de l’impôt sur les sociétés et de la contribution économique territoriale pour créer un seul impôt avec « trois taux progressifs selon le chiffre d’affaires et le bénéfice ».

Enfin, elle est revenue sur son idée de « réserve légale de titres », à hauteur de 15 %, pour l’ensemble des salariés, sans droit de vote. « L’entreprise n’appartient pas seulement au capital mais aussi à la force de travail des salariés », a ajouté Mme Le Pen.

Elle a en outre fustigé « les patrons commis », ceux des grands groupes, « élevés en batterie dans les grandes écoles », et a fait la différence avec « les vrais patrons », ceux des PME-PMI. Ce qui a eu l’heur de plaire à la salle. Qui l’a même applaudie, après une charge contre les syndicats de salariés et contre la présidente du Medef, Laurence Parisot. Autre petite phrase qui a plu à l’assistance : quand Mme Le Pen a affirmé que, « dans chaque proposition » qu’elle fait, elle se met « aussi du coté de l’entrepreneur ».

UN « PÉCHÉ ORIGINEL » : LA SORTIE DE L’EURO

A la fin de son intervention beaucoup dans la salle semblaient séduits. « Elle maîtrise très bien son sujet, je ne m’y attendais pas du tout. Elle apporte les bonnes réponses. Ça m’interpelle », affirmait ainsi à l’issue de la rencontre, Pierre Dechamps, représentant de l’Union nationale des fruitiers détaillants. Avant de préciser toutefois: « Ça ne remet pas en cause mon vote. Je ne suis pas du tout convaincu par la sortie de l’euro. »

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