Les Ulis : le commissariat attaqué par une quarantaine de caillasseurs

uatre heures d’une véritable bataille rangée. Le commissariat des Ulis a été encerclé dans la nuit de lundi à mardi par une quarantaine d’assaillants venus des cités voisines. Des cocktails Molotov, des mortiers et des pierres ont été jetés sur la façade du poste de police et sur les fonctionnaires présents en renfort. Un homme de 26 ans, blessé par un projectile, a été interpellé et finalement libéré, faute de charges, mardi après-midi.

Tout commence vers minuit. Des patrouilles sont appelées pour s’opposer à des tirs de mortiers rue de Bourgogne. Les voitures sérigraphiées arrivent sur place et essuient une pluie de projectiles. Face à la quarantaine d’assaillants, les agents sont contraints de se replier au commissariat voisin de quelques rues.

Dans la foulée, un habitant prévient le poste de police qu’un groupe armé se rapproche du poste de police. L’ensemble des effectifs présents sur le secteur est mobilisé en sentinelle devant le commissariat. C’est à ce moment-là que le groupe armé fait son apparition dans l’avenue des Champs-Lasnier donnant sur le poste de police.

Troisième incident en quinze jours

Des pierres et des mortiers sont lancés sur la façade du bâtiment, endommageant aussi les voitures sérigraphiées garées devant. En réponse, les policiers font usage des moyens de défense pour repousser leurs assaillants. Ces derniers prennent la fuite.

Quelques instants plus tard, un homme blessé au front par un des tirs est signalé au centre hospitalier d’Orsay. Pris en charge, il est ensuite placé en garde à vue. De leur côté, les groupes hostiles se reforment sur des passerelles au-dessus de l’avenue des Champs-Lasnier. Des conteneurs et des barrières métalliques provenant de chantiers voisins sont positionnés en pleine rue pour faire barrage. Et de nouveaux projectiles sont envoyés en direction du commissariat.

Les policiers parviennent à repousser les jeunes une deuxième fois, puis une troisième et enfin une quatrième fois. En mettant le feu à de nombreuses poubelles et à des voitures stationnées dans les rues adjacentes, le groupe armé cherche aussi à disperser les forces de l’ordre obligées de sécuriser l’intervention des pompiers.

Le calme finit par revenir vers 4 heures du matin. « On en est à trois attaques de ce commissariat en moins de quinze jours, la présence de la police semble déranger certains individus, note le syndicat de police Alliance. Il est urgent que les travaux de sécurisation de ce commissariat soient engagés dans les plus brefs délais. Et que des sanctions soient prises à l’encontre des fautifs. »