Les Verts, une milice de la pensée qui, de AZF à Tokyo, surfe de manière indécente sur la peur

Janvier 2002, à peine un mois après l’explosion de l’usine AZF, sur les lieux de la catastrophe, les cendres sont encore chaudes. Les familles pleurent leurs morts. Les experts, la police et les pompiers explorent le site. L’enquête s’annonce délicate.
Et là, malgré la douleur, malgré les incertitudes, malgré la fragilité d’une ville inquiète et sous tension, l’austère écolo Noël Mamère débarque sur le site de l’usine pour lancer sa campagne présidentielle.

Pour lui, l’explosion est dûe à un accident chimique. Une hypothèse que rien ne prouve mais qui sert sa petit boutique d’écolo-bobo. Les caméras filment avec complaisance la mise en scène… en arrière plan, des corps et des gravats.
Mais, bien sûr, personne n’a le sentiment que le donneur de leçon Noël Mamère joue sur les peurs. Personne n’ose dénoncer ce comportement de charognard. Non, Noël a tous les droits. Noël c’est le camp du bien. Noël c’est le précepteur de l’éthique, du savoir faire et du savoir être…. et les média se taisent.

Or, quelle aurait été leur réaction si Jean-Marie Le Pen ou Philippe De Villiers avaient cherché à tirer profit, avec autant de cynisme, des victimes d’ AZF ? Quelle aurait été leur réaction s’ils s’étaient électoralement servis de l’hypothèse d’un attentat islamiste ?
Hypothèse pourtant tout aussi légitime que celle de l’accident chimique mais qui fut, sous la pression des écolo-bobos et de l’État, écartée de façon inique. (1)

Il n’est donc pas étonnant de voir aujourd’hui les Verts se précipiter sur les plateaux télés pour nous vendre leur soupe anti-nucléaire. C’est leur tactique ! Des années que ça dure.

Il est en revanche assez troublant de constater que les média ne profitent pas de l’occasion pour demander à Cohn Bendit pourquoi il fut l’un des principaux promoteurs de la libéralisation du secteur de l’énergie. (2)
Que Cohn Bendit nous parle de ce que serait les conséquences d’une gestion privée des centrales nucléaires en France comme c’est aujourd’hui le cas au Japon.
Que les Verts nous expliquent la cohérence de leur choix quand on sait qu’ils ont, en participant au gouvernement Jospin, signé les textes et traités européens qui sont à l’origine de la libéralisation du marché de l’énergie.
Ils ont beau hurler au loup contre l’augmentation du prix de l’électricité en France dûe à la loi NOME, mais oublient de dire quelle est la conséquence de leur trahison.

Que les Verts nous renseignent aussi sur leur conception de la démocratie quand ils en appellent à la tenue d’un référendum sur le nucléaire, alors qu’ils cherchent à annuler par tous les moyens celui qui interdit les minarets en Suisse. Alors qu’ils sont prêts à s’allier avec la droite pour interdire toute forme de représentation à un parti politique (FN) qui pèse aujourd’hui près 20 % des électeurs, c’est à dire bien plus que ce que ne pèseront jamais les verts.

Les Verts ont longtemps cherché à faire croire qu’ils incarnent une nouvelle façon de faire de la politique. Ils sont aujourd’hui démasqués. Organisé en Lobby et en milice de la pensée, les Verts ne forment qu’un ramassis de gauchistes fervents serviteurs d’un multiculturalisme destructeur. Ils sont la soldatesque d’un anti-républicanisme radical qu’ils maquillent derrière le faux nez des démocrates qu’ils ne seront jamais. Plombés par leur sectarisme ils soutiennent un relativisme mortifère afin d’en finir avec un peuple français qu’ils exècrent au plus profond d’eux-même. Incapables de penser en dehors des sentiers battus du gauchisme bobo, ils s’interdisent de réfléchir sur les conséquences écologiques que fait peser la démographie d’une immigration qu’ils ont toujours soutenue et encouragée. Tel une multinationale avide de profits, les écolo-bobos ont monté une OPA sur l’écologie et l’environnement au service des intérêts d’une bourgeoisie nomade, totalement déconnectée du peuple et de son biotope.

Il ne leur reste donc plus que la peur et le catastrophisme pour mener le développement de leur petit commerce politique… qui espérons le, ne soit pas durable.

Jérôme Cortier

(1) AZF : Silence TOTAL ou Silence d’État ?
http://www.prechi-precha.fr/2011/02/08/azf-silence-total-ou-silence-d’etat/

(2) Derrière le masque médiatique Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit
http://www.ladecroissance.net/?chemin=textes/daniel-cohn-bendit

(3) NOME : Nouvelle organisation du marché de l’électricité http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-loi-nome-devrait-faire-exploser-la-facture-d-electricite_243599.html