L’explosion de la zone euro en perspective ? ( Vidéos )

La presse vient de publier trois articles révélateurs de la situation économique et financière dans laquelle se trouvent l’Europe et plus particulièrement la France. Des articles qui donnent encore plus de poids à ceux qui remettent en cause la Loi Rothschild de 1973, envisagent la sortie de l’Euro et la mise en place d’une politique protectionniste.
On constate qu’il est de plus en plus difficile pour les média de continuer à ignorer une vérité qu’ils ont pendant trop longtemps cherché à occulter. Les retournements de veste vont pouvoir commencer !.

Roubini prédit l’explosion de l’eurozone


Dans un article du Financial Times l’économiste Nouriel Roubini connu pour avoir, comme Maurice Allais, prévu la crise financière de 2008 estime que les pays de la périphérie européenne abandonneront l’euro d’ici cinq ans.
A l’instar de Marine Le pen ou de Nicolas Dupont-Aignan, Nouriel Roubini estime qu’il n’existe aujourd’hui qu’un moyen de restaurer la compétitivité des pays périphériques : quitter la zone euro, reprendre des monnaies nationales et déprécier. Un tel scénario parait aujourd’hui inconcevable, relève l’économiste selon qui rien ne dit que dans cinq ans une telle idée n’aura pas fait son chemin, d’autant plus si les économies des pays périphériques stagnent. A moins que l’idée d’une zone euro plus fédérale parvienne à percer, certains dirigeants européens appellent en effet à plus d’intégration européenne.

«La France pourrait rejoindre les pays périphériques»


En ce qui concerne les pays périphériques, le Figaro publie l’ interview de Christophe Donay, chef stratège de Pictet & Cie. On y apprend que si les pays développés ne réduisent pas leurs déficits, ils ne sont pas à l’abri d’une éventuelle dégradation de leur note. Et Christophe Donay va jusqu’à envisager que la France rejoigne les pays périphériques.

Extrait de l’entretien:

Le Figaro: L’Europe doit-elle continuer de soulager financièrement les pays en difficulté ?

Christophe Donay: En donnant toujours plus d’argent à la Grèce, l’Europe entretient le régime de crise dans lequel elle s’est installée. De toute façon, les marchés financiers ne se soucient plus de savoir si l’Europe peut sauver des pays en difficulté mais si elle peut générer suffisamment de croissance pour rembourser ses dettes. Aujourd’hui, le constat est clair : les trajectoires de la dette publique et de la croissance économique nominale ne sont plus compatibles. Autrement dit, se pose la question de la capacité de certains pays développés à faire face à leurs engagements financiers.

De ce point de vue, à moyen ou long termes, les États-Unis, l’Angleterre et la France ne sont pas à l’abri également d’une mauvaise surprise. S’ils n’affichent pas des taux de croissance annuels compris entre 6% et 8% ou plus envisageable, s’ils ne réduisent pas leurs dettes de manière plus drastique, ils rejoindront les pays en périphériques (en difficulté financière).

Standard and Poor’s menace la note de la France

Cette menace est d’autant plus forte que l’on apprend en lisant la Tribune que l’agence de notation Standard and Poor’s a annoncé ce vendredi qu’elle pourrait dégrader la note « AAA » de la France à l’horizon 2020 si elle n’agit pas pour réduire son déficit et si elle ne réforme pas la Sécurité sociale. En gros mettre en place un plan de rigueur à la sauce grecque.

Extrait de l’article de la Tribune.
Dans une étude sur le vieillissement de la population publiée ce vendredi, l’agence de notation déclare : « Si les autorités françaises ne poursuivent pas la réforme du système de retraites, ne continuent pas de modifier le système de Sécurité sociale et ne consolident pas la situation budgétaire face à la hausse des dépenses de santé et de retraites, il est peu probable que Standard and Poor’s maintienne sa note AAA.

Voilà donc la conséquence de la loi Rothschild mise en place par Pompidou ( ancien directeur général de la banque Rothschild) en 1973 (1). Cette loi interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant celui-ci à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts ; alors qu’avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.

Autrement dit : auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie. Dés l’application de cette loi ce sont les banques privées qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin.
Cette décision correspond à une privatisation de l’argent et ramène la nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens. L’accroissement sans fond de la dette publique trouve son origine précisément là. Et la situation n’ a fait que s’aggraver au fil des ans.
Le plus grave c’est que ce sont aujourd’hui ces banques qui sont en partie responsables de la crise, et que c’est l’État avec l’argent du contribuable qui les a sauvé. Jusqu’ici seule la Finlande a décidé de mettre fin à cet engrenage en refusant de transférer les pertes des banques aux contribuables. L’ État finlandais les a laissées faire faillite et le peuple a repris le pouvoir en se prononçant par référendum pour une nouvelle constitution.

Une stratégie souverainiste qui semble réussir aux Islandais, et qui est à l’opposé de celle du FMI qui étrangle aujourd’hui les peuples Irlandais, Grec, Portugais et Espagnol.(1)

Il faut préciser que depuis quelques années cette loi de 1973 ne figure plus dans notre constitution. Mais l’esprit a été conservé.
En effet, en 1994 la France renonce pour la première fois à sa constitution et à sa souveraineté et l’article 25 dans lequel figure la loi Rothschild est abrogé au profit de l’article 104 du traité européen de Maastricht.

En 2005, l’article 104 du traité de Maastricht sera remplacé par l’article 123 du traité européen de Lisbonne.

Et que dit cet article ?. La même chose que la loi Rothschild
« 1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées « banques centrales nationales », d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales des instruments de leur dette est également interdite »

En clair les états signataires s’interdisent de se financer directement à taux zéro auprès de leur banque centrale ou de la BCE. Ils sont obligés de s’adresser aux banques privées qui leur proposent les taux qu’elles décident tout en se finançant actuellement elles mêmes à un taux quasi nul auprès de la BCE.

Le général de Gaulle l’a toujours dit: la politique française ne se fait pas à la corbeille (la bourse).
Voir Vidéo: http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-economique/video/I00013080/charles-de-gaulle-la-politique-de-la-france-ne-se-fait-pas-a-la-corbeille.fr.html

Jérôme Cortier

(1) Sur le plan politique, Mélanchon, Marine Le Pen, ainsi que Dupont-Aignan militent contre la loi de 1973:

Marine Le pen a été la première a remettre en cause loi Rothschild de 1973 et à batailler dans les média face aux chiens de garde du système


La loi Rothschild 1973 dénoncée par Marine Le Pen par Quiche85

Le président de Debout la République s’est lui aussi prononcé pour l’abolition de cette loi qui nous permettrait de recouvrer une partie de notre souveraineté:


Dupont-Aignan se prononce pour l'abolition de la… par dlrtv

Et enfin Mélenchon qui s’est finalement rendu compte qu’il n’y avait pas d’autre issue si on veut reprendre le pouvoir sur l’économie:

Mélenchon


Mélenchon contre la loi Pompidou-Rothschild… par Antipenseunique

(2) voir un article sur le plan Islandais: http://www.prechi-precha.fr/2011/03/03/en-islande-une-revolution-anti-fmi-qui-n%E2%80%99interesse-personne/

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