L’image de l’islam se dégrade fortement en France (sondage IFOP)

Une étude de l’Ifop pour Le Figaro montre que la montée du communautarisme des musulmans accentue leur rejet par l’opinion.

La communauté musulmane de France s’apprête à fêter, vendredi, sa plus grande fête de l’année, Aïd-el-Kébir, également dénommée Aïd-el-Adha, fête du sacrifice. […]

En 1989, 33 % des sondés se disaient favorables à la construction des mosquées. Ils ne sont plus que 18 %. Pour le voile dans la rue, et sur la même période, les personnes opposées passent de 31 % à 63 %.

Une fête qui tombe dans une France qui conteste de plus en plus cette religion, comme le démontrent un sondage exclusif de l’Ifop pour Le Figaro mais aussi des faits spectaculaires comme l’occupation symbolique, samedi dernier, de la mosquée de Poitiers. «Notre sondage, explique Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l’Ifop, démontre une évolution qui va dans le sens d’un durcissement supplémentaire des Français vis-à-vis de cette religion et d’une perception négative renforcée de l’islam. Même si une proportion non négligeable de Français, 40 %, continue à se dire indifférente à la question de la présence de l’islam en France.»

Ce qui explique, à ses yeux, un tel durcissement – 43 % des sondés considèrent l’islam comme une «menace» – est lié à une «visibilité» fortement accrue de l’islam sur la scène publique et médiatique. «Ces dernières années, il n’est pas une semaine sans que l’islam, pour des questions sociétales, voile, nourriture halal, ou pour une actualité dramatique, attentats, ou géopolitique, n’ait été au cœur de l’actualité.» D’où cette autre impression: 60 % pensent que cette religion a désormais «trop d’importance». Ils étaient 55 % il y a seulement deux ans. Ceux qui se disaient indifférents à cette question passent de 41 à 35 %. […]

Quand on demande aux Français quelles sont «les causes» de ce rejet : le «refus de s’intégrer à la société française» passe de 61 à 68 % en deux ans. «Les trop fortes différences culturelles» de 40 à 52 % et «le fait que les personnes d’origine musulmane soient regroupées dans certains quartiers et certaines écoles» de 37 % à 47 %. Quant à la question des «traits d’image associés globalement à l’islam» le «rejet des valeurs occidentales» arrive très largement en tête. […]

Le Figaro