Louis Aliot profondément choqué par la comparaison entre le FN et le PCF formulée par François Hollande

Quand il s’agit de critiquer François Hollande, les voix frontistes se font assez concordantes.

Ce lundi 25 avril, c’est la phrase du président comparant Marine Le Pen « à un tract du Parti communiste des années 70 » qui fait débat. Le PCF n’a que très moyennement apprécié l’analogie opérée par le chef de l’État et l’a fait savoir, par la voix de Pierre Laurent, en réclamant des « excuses publiques«  de la part du président. Dans Le Monde, l’historien et ancien membre de la direction du PCF Roger Martelli va même jusqu’à parler d’une « infamie » de la part du chef de l’État.

Au Front national non plus, on n’est pas franchement ravi d’être comparé aux communistes. Louis Aliot, toujours prompt à rappeler le « bilan » du stalinisme, écrit ainsi sur Twitter, lundi 20 avril :

Comparaison n’est pas raison. Nous n’avons jamais été les soutiens de politiques qui ont fait 100 millions de morts !

Et le vice-président du FN d’accompagner son message d’un article de Libération évoquant la crispation des communistes après la phrase de François Hollande.

De fait, celui qui mènera la liste FN lors des régionales en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon ne porte pas vraiment le communisme dans son cœur. Au Front national, il est même l’un des plus virulents contre cette idéologie.

Début février, lors d’une galette partagée avec des militants à Antony, Louis Aliot avait dénoncé la diffusion en direct sur les chaînes d’info en continu des obsèques de Charb, se disant « un peu espanté (sic) de voir sur BFM l’enterrement de monsieur Charb au son de l’Internationale, le poing levé ». « Est-ce que vous imaginez l’inverse ? À la télévision, un enterrement avec des chants nazis, des drapeaux nazis, des anciens nazis ?  Parce que moi, dans mon esprit, je ne fais pas la différence entre l’un et l’autre« , avait-il ajouté.

De son côté, Florian Philippot est plus soft. Il a critiqué le fait que François Hollande parle beaucoup du FN. Mais, en bon gaulliste qu’il affirme être, le vice-président du FN n’a pas attaqué frontalement les communistes, les invitant plutôt à se réjouir de la comparaison formulée par François Hollande.