Manif pour tous : Un lycéen de 14 ans accuse la police de l’avoir roué de coups

Le dimanche 26 mai, Marc, qui est en classe de seconde avec un an d’avance, participe au rassemblement anti-mariage pour tous aux côtés de ses parents et de sa soeur aînée.

«Un policier en civil de type maghrébin m’a alors claqué la tête contre l’arbre avec violence », affirme le lycéen. Un geste que le fonctionnaire aurait, selon lui, justifié ainsi : « Ça t’apprendra à foutre la merde…».

Sur la place des Invalides, en fin de manifestation, le lycéen perd de vue dans la foule sa famille, qui rentre chez elle sans lui. «Il n’avait pas de téléphone portable sur lui, car nous l’avions oublié à la maison », nous précise sa mère. Marc finit par retrouver des amis avant de continuer la soirée tout seul.

«Je vous préviens, votre fils est abîmé, vous pouvez porter plainte. » Lorsque la mère de Marc, 14 ans, s’est rendue le 27 mai dernier au commissariat d’Ivry-sur-Seine, où son fils avait été placé en garde à vue la veille, l’officier de police judiciaire paraissait très embarrassé. Depuis, les parents du lycéen ont porté plainte contre X pour «violences policières».

Un drapeau de pirate à la main, l’adolescent aurait alors essayé de quitter la place des Invalides, mais se serait heurté aux cordons de CRS. Vers 22 h 30, le lycéen aurait décidé de rejoindre la station de métro des Invalides. Selon sa version, il passe alors sans incident un premier barrage de CRS, puis est violemment interpellé avant d’en franchir un second. «Un policier en civil m’a emmené au sol en passant son bras sur ma tête», affirme le lycéen dans sa plainte, dont Le Point.fr a pris connaissance.

La suite tient du mauvais film. […]

«

Mon fils n’est pas un délinquant. Ce qui lui est arrivé est à la fois scandaleux et effrayant», s’insurge sa mère. Contactée par le Point.fr, la préfecture de police n’a pas souhaité faire de commentaire.

« L’histoire de Marc n’est pas un cas isolé », affirme Me Triomphe, l’avocat de la famille. « Nous disposons de nombreux témoignages évoquant des brutalités policières. Cela traduit un sentiment d’impunité inquiétant. » […]

« En regardant des vidéos postées par les manifestants sur Facebook, Marc aurait identifié l’un de ses agresseurs présumés. »

Le Point