Marianne a tout compris d’Oslo : c’est l’extrême droâââte qui tue !

Les journalistes de Marianne persistent à marcher sur les chemins balisés de la bien-pensance. Ils devraient essayer d’emprunter les sentiers escarpés de la liberté; l’air y est plus respirable. Certes on s’y sent un peu seul mais l’aventure est exaltante. Peut-être cette solitude effraie-t-elle les dirigeants appointés de l’hebdomadaire. Ils préfèrent sans doute suivre les traces de l’oligarchie, qui, tel un petit poucet, sème ses cailloux le long des routes de l’information afin que les journalistes égarés puissent retrouver la maison du bonheur sans prendre le risque de se faire dévorer par le grand méchant loup.

On se souvient des cris d’orfraie poussés par la caste au sujet d’un article de Philippe Cohen sur les intellectuels qui entourent Marine Le Pen. Le journaliste de Marianne avait commis l’imprudence de rédiger un article honnête sans prendre la peine de suivre les consignes anti-fascistes en vigueurs dans la profession. Il avait oublié de faire figurer la mention: Attention, Voter FN Tue. Illico, l’imprudent fut soupçonné de vouloir décontaminer le FN. Dans le Nouvel inquisiteur Joffrin-Mouchard (1) désigna du doigt les déviants (Elisabeth Levy, Eric Zemmour, Philippe Cohen…) et Jean-François Kahn se repentit d’avoir donné naissance à de pareils monstres… Un conte à faire frémir les enfants les plus incrédules.

Philippe Cohen a donc été sommé de bien vouloir suivre les petits cailloux semés sur la route et ne plus s’aventurer dans les bois même si le loup n’y est pas. L’ordre lui a été donné de prendre exemple sur ses camarades les plus discrets et les plus obéissants.(2)

En titrant en couverture de son dernier numéro : Oui, l’extrême droite Tue, Marianne a réparé, avec zèle, la faute commise par Philippe Cohen. Ouf, la caste peut souffler: l’extrême droite existe bel et bien, et c’est Marianne qui le dit.

L’extrême droite existe bel et bien, et elle est responsable des attentats commis par le Jobard d’Oslo.
L’extrême droite existe bel et bien, et vous la connaissez: c’est le Fn, le bloc identitaire, Riposte laïque, et tout ceux qui se sont rendus coupables un jour où l’autre d’avoir bu un verre de vin rouge, mangé une tranche de saucisson, critiqué l’islam, émis discrètement des doutes sur la politique d’immigration menée dans ce pays depuis trente ans.

Et si jamais vous vous définissez comme conservateur, rétif au multiculturalisme, opposé au mariage Homosexuel, baptisé et confirmé, vous avez le profil du parfait salopard en passe de devenir le pire psychopathe de toute l’histoire de la psychiatrie.

Marianne vous aura averti: en dehors de l’extrême droite, il n’y a pas d’autres causes à la folie du jobard d’Oslo. Contrairement à une attentat islamiste souvent présenté par nos bienpensants comme étant le signe révélateur de la détresse sociale que subissent des jeunes déjà victimes du mépris de l’occident, l’ attentat d’Oslo ne peut avoir qu’une seule explication: l’extrême droâââte!!!!

Dans l’un de ses articles, Marianne reproche au FN de crier à la manipulation médiatique car personne ne l’a accusé d’être responsable du massacre. Sauf que quand on désigne le Jobard d’Oslo comme un homme d’extrême droite et que pendant des années on présente le FN comme étant un parti d’extrême droite et qu’en plus on titre en UNE: Oui, l’extrême droite tue… on laisse entendre que le FN et les massacres d’Oslo c’est Kif Kif Bourricot !!!!

les journalistes de Marianne chercheraient à nous prendre pour des buses qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.

Mais si le Fn, ou riposte Laïque ne sont pas responsables, qu’est-ce-qui chagrine Marianne ?

Ce qui chagrine Marianne, comme les indignés du PS c’est qu’un membre du bureau du FN Laurent Ozon (3) puisse s’interroger sur les mutations sociales et culturelles que connaissent les pays d’Europe soumis à une immigration massive et qu’il ose se poser la question suivante:
En quoi ces bouleversements sont-ils susceptibles de provoquer des répliques de cet événement en Norvège mais aussi partout, demain, en Europe ? Comment ne pas voir que cette violence monte et que nous ne pourrons la contenir si nous persistons à ne pas regarder la réalité en face ? »

Je ne vois ici rien de choquant. Laurent Ozon ne cherche absolument pas à dédouaner le jobard d’Oslo de son acte absurde et détestable, il fait ce que font habituellement les média quand il s’agit d’un attentat islamiste: remettre dans son contexte un acte qui nous dépasse par sa folie et sa violence.

Mais ce qui vaut pour l’ un ne vaut pas pour l’autre. A Marianne, on souffre d’indignation hémiplégique, et se poser la question en ces termes c’est du racisme. Cette réaction ne fait que confirmer ce que souligne le journaliste Dominique Jamet sur le site Atlantico(4):

Il n’est pas douteux que le carnage d’Oslo et les justifications qu’avance son auteur, mégalomane narcissique mais parfaitement conscient de ses actes et cohérent dans son délire, apportent une bouffée d’oxygène bienvenue au discours quelque peu fané des professionnels de l’antiracisme et des docteurs de l’angélisme.

L’occasion était trop tentante de ressortir du placard les amalgames les plus éculés et de confondre dans une même condamnation tous ceux qui, sur la base d’analyses, d’inquiétudes, d’intentions et de propositions bien différentes, ont tenu à un moment ou un autre des propos politiquement incorrects sur l’immigration et plus précisément sur la menace que l’Islam ferait peser sur notre culture et notre civilisation…. Il existe actuellement une doxa politiquement correcte de l’immigration dont il est aussi dangereux de s’écarter que d’un chemin sécurisé à travers un champ de mines.

Oui, Jamet a raison, depuis quelques semaines les amalgames vont bon train. On peut tout se permettre, on ne risque rien, on est dans le camp du bien. Pas un mot plus haut que l’autre et écrasons l’infâme. C’est la posture des journalistes de Marianne. Des journalistes frileux et sans courage. Des journalistes au cul des autres. Des journalistes qui se flairent. À la queue leu leu. Au train. Des journalistes qui ne pensent pas plus haut que l’autre. Des journalistes qui s’écoutent penser. Des qui se regardent minauder. Blablater. Des journalistes d’approbation dont le métier consiste à remplir de leurs paroles stériles le vide qu’on veut bien leur laisser remplir.

Pensez-vous qu’il serait envisageable de lire dans Marianne l’analyse que propose de Radu Stoenescu dans Riposte laïque ? Non.

Quel courage faut-il à un journaliste de Marianne pour sous-entendre que la peur de l’islam que Christine Tasin assume en se définissant comme islamophobe, est assimilable à de la haine ? Aucun courage. Si les journalistes de Marianne possédaient une once de bravoure, ils n’auraient pas laissé la question qu’ils posent en suspens : Quel rapport entre la phobie et la haine de l’autre ?
Mais à Marianne on ne prend pas le risque de répondre aux questions que l’on se pose. On garde un air condescendant. La réponse est dans le silence qui suit le point d’interrogation. Un silence qui suggère. Un silence lâche, un silence hypocrite qui n’ose même pas aller jusqu’au bout de sa pensée.

En 2003, en réaction à un article du journaliste Xavier Ternisien qui prétendait que l’islamophobie était assimilable à un racisme anti-arabe, l’écrivain René Pommier (5) avait expliqué la chose suivante :

« Mon islamophobie ne se nourrit que de mon aversion pour l’islam qui n’est elle-même qu’une des facettes d’une aversion générale qui englobe toutes les religions, tous les mouvements sectaires, et, bien sûr, l’astrologie et toutes les formes d’obscurantisme. Pour être islamophobe il n’est nul besoin d’être raciste, il suffit d’être rationaliste. Si un chrétien, un juif ou un musulman ont le droit, et personne ne songe à le leur contester, de dire tout le bien qu’ils pensent de leurs religions respectives et notamment de prétendre qu’elles ont été instituées par Dieu, les incrédules doivent avoir le droit de dire tout le mal qu’ils en pensent, eux, et notamment d’affirmer qu’elles sont une insulte à l’intelligence humaine ».

À défaut de pouvoir tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de l’ouvrir pour dire n’importe quoi sur les plateaux de télé où ils sont si souvent invités, nous espérons que ces phrases de René Pommier tourneront en boucle dans les tête désertifiées des journalistes multicartes de Marianne.

Jérôme Cortier

(1) http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=10589

(2) Parmi eux figurent les deux prêtres de la morale républicaine: Maurice Szafran et Nicolas Domenach. La vidéo mise en ligne par Médiapart où on les voit fendre un cordon de CRS afin de rejoindre une palanquée de petit-bourgeois sarkosystes à l’occasion de la fête d’anniversaire d’Alain Minc est une preuve incontestable de la duplicité des dirigeants de Marianne. Voilà des années que les journalistes de ce journal font mine de se poser en rempart contre la confrérie des penseurs de salon, pendant que leurs dirigeants festoient avec l’un de ses plus hauts dignitaires.

Les faux-dissidents de Marianne se révèlent être des piques-assiettes. Des gloutons jamais rassasiés et qui ne peuvent se contenter de sucer des cailloux. C’est ainsi que les goinfres de la République des média se sont retrouvés face à DSK lors d’un diner privé, quinze jours avant que le directeur du FMI ne se fasse épingler par la police américaine. Une rencontre qui devait rester secrète et qui ne fit l’objet d’aucun article comme le révèle le site d’Arret sur image.
Décidement, les journalistes mal-embouchés de Marianne savent se montrer bien dociles quand la caste le leur demande.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4032

(3) http://ozonpolitique.blogspot.com/2011/07/norvege-pouvons-nous-maintenant_26.html#more

(4)http://www.prechi-precha.fr/2011/08/01/est-il-interdit-de-parler-dimmigration-en-france/

(5) http://action-republicaine.over-blog.com/article-3512791.html