Marie Neige Sardin résiste à la persécution des racailles.

En 2008, le journal en ligne Riposte laïque publiait la lettre d’une libraire au Bourget, Marie-Neige Sardin. Ce texte était un véritable appel à l’aide. Marie-Neige Sardin y racontait par le menu sa vie de commerçante dans une cité où les violences sont quotidiennes. Le site enquêtes et débats s’était alors intéressé au cas de Marie-Neige Sardin et avait produit une série de vidéos afin d’alerter les média et la classe politique sur sa situation. Ce fut l’occasion de découvrir les pressions et menaces que subissent certains propriétaires de commerces non-communautaires installés dans les territoires perdus de la république. Oppressés et persécutés par des groupes maffieux, ces commerçants finissent par céder leur magasin. Quelques semaines plus tard, il n’est pas rare de découvrir à la place une petite échoppe ethnico-religieuse.

Nous sommes en 2011, et Marie-Neige Sardin vient de publier un livre: CELLE QUI DIT NON. Les média se sont enfin décidés à entendre son témoignage… ce n’est pas trop tôt.

Les gros ennuis ont commencé pour moi en janvier 2004, par un braquage à main armée dans ma librairie et une série d’agressions qui ont fait la une du journal « Le Parisien » à cette époque. J’ai eu le « malheur » d’avoir reconnu dans les braqueurs le chef de la bande d’une des cités de la ville, qui n’était même pas masqué, sans doute certain de son impunitié. J’ai déposé plainte.Le 22 juin 2004, j’ai été agressée dans ma boutique par quatre individus, en plein jour, qui m’ont entraînée de force dans l’arrière-boutique, puis dans mon appartement, situé au-dessus de la librairie. J’ai subi un viol, dont le seul but était de me faire retirer ma plainte du mois de janvier. Faute de preuves jugées suffisantes, le coupable, qui n’a jamais donné le nom de ses complices, bénéficiera d’un non-lieu par le juge d’instruction. Par la suite, on va dénombrer 21 agressions en tout genre avec une séquestration en avril 2007 et une brûlure à l’acide le même mois.