Marine Le Pen en voyage à Mayotte pour dénoncer la politique d’immigration

La présidente du Front national s’envole vers l’Océan indien pour une tournée d’une semaine entre La Réunion et Mayotte.

Marine Le Pen effectue à partir de samedi un voyage d’une semaine dans l’Océan indien où elle a prévu de rencontrer les élus de ses fédérations et des acteurs économiques locaux. Le Front national, qui avait récolté 10,31 % des suffrages lors du premier tour de la présidentielle en 2012, se félicite d’être donné à près de 25% pour 2017 par certains sondages.

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«C’est une honte»

Après La Réunion, la candidate à la présidentielle doit se rendre également à Mayotte pour défendre «l’État régalien» et dénoncer la politique menée en matière d’immigration.

«Ce qui se passe là-bas est une honte pour notre pays! Pourquoi faisons-nous subir cela aux Mahorais?» s’interroge Marine Le Pen, en dénonçant une «situation inenvisageable nulle part ailleurs en France, avec 50% d’étrangers dont 75% de clandestins». Selon elle, l’existence d’un village «entier d’enfants perdus et abandonnés», mériterait «l’intervention des institutions internationales».

Insécurité, effondrement économique… La présidente frontiste, qui veut se présenter à la présidentielle en tant que candidate des «oubliés» des territoires français, voit en Mayotte le «symbole» d ‘un «abandon total» d’un département par l’Etat.

Sur cette terre de confession musulmane (95%), Marine Le Pen compte aussi développer son discours sur l’islam qu’elle croit compatible avec la République. À condition de «mener le combat» contre «l’islam politique» qui «ne l’est pas», juge-t-elle. Elle souhaite attirer l’attention sur les investissement «massifs» de l’Arabie Saoudite dans les infrastructures des Comores voisines. «Aujourd’hui, il n’y a pas de fondamentalisme islamique mais il commence à apparaître», conclut l’eurodéputée frontiste, promettant de dire dans l’Océan indien ce qu’elle dit en métropole.

 

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