Marine Le Pen interdite d’élection ?

Marine Le Pen représente au moins 20% d’intention de vote. Si elle n’obtient pas les 500 signatures nécessaires pour se présenter au suffrage universel, la France franchira un nouveau palier  vers le fin de la démocratie. L’interdépendance communale, le prédominance des régions, et l’abandon de pans entiers de notre souveraineté à Bruxelles facilitent l’ organisation féodale de notre pays. Faite de prébende, de chantage et de copinage, cette mécanique administrative éloigne  les citoyens des instances de décisions et rend les élus dépendants d’intérêts souvent contraires au bien commun.

Du pur fantasme?. C’est pourtant ce que révèlent les élus locaux quand ils parlent en off ou en conservant leur anonymat:

« Un conseiller général UMP m’a laissé entendre que je serais considéré comme un allié du FN et marqué au fer rouge », confie un maire sans étiquette de Champagne-Ardenne qui veut garder l’anonymat. « Il y a des pressions psychologiques, admet Philippe Guyenot, maire de Semur-en-Auxois (Côte-d’Or). On nous explique gentiment qu’il faut signer pour les candidats du système, mais surtout pas pour Marine Le Pen. » Qui vise-t-il? Lui-même ancien proche du FN, le maire ne cite personne, mais vise les collectivités territoriales et la préfecture. « Je ne signerai pour personne, poursuit Guyenot, aujourd’hui élu sans étiquette. Les impôts locaux représentent 18% du budget de ma commune et la dotation de l’Etat, c’est 50%. Je n’ai pas les moyens d’être libre. »

Alors Marine Le Pen aura-t-elle ses signatures ?.  On peut penser que Oui, malgré ce système. Car le principal objectif pour la majorité comme pour l’opposition, c’est de paralyser la campagne de la candidate FN. Sans promesse de signature, il ne peut y avoir de prêt bancaire pour financer une campagne qui risque de ne pas pouvoir être rembourser. Sans promesses de signature à 1 mois de la date limite de dépôt au conseil constitutionnel c’est la recherche du sésame administratif qui devient la priorité des cadres et de tous les militants du parti au détriment du débat d’idée et de la présentation du programme.

Mais il y a aussi une autre hypothèse. Plus cynique. Cela consisterait à laisser le Fn hors course pour la présidentielle et lui ouvrir les portes de l’assemblée nationale en promettant d’ instaurer la proportionnelle aux législatives.

Si cette stratégie s’avérait exacte, elle montrerait que le sytème UMP/PS peut aller très loin dans le contournement des principes démocratiques. Il l’a déjà montré en votant le traité de Libonne, copier/ coller de la constituion européenne rejetée par le peuple.

Il est évident que dans ce cas ce système serait l’unique  danger pour la République !.