Marine Le Pen et les journalistes.

Dans les média, l’anti-sarkozysme semble céder sa place à l’anti-marinisme. Le rouleau compresseur est en marche, et généralement, rien ne l’arrête. C’est ainsi que nous avons eu droit à l’occasion de l’émission « Des paroles et des actes » à une réplique des procès de Moscou. Ce fut la démonstration que cette émission n’a pour seul objectif que de flatter l’égo du journaliste qui y participe et de lui donner, sans trop de risque, le rôle du vaillant résistant opposé à la bête immonde.

Certains diront qu’une bonne dose d’agressivité de la part d’un journaliste, ça ne peut pas faire de mal. Oui, mais à condition que cette agressivité soit aussi destinée à l’ensemble des autres candidats. Or, il faudrait être aveugle pour ne pas voir que le traitement médiatique est aujourd’hui totalement déséquilibré. Et notamment au détriment de Marine Le Pen.

Car enfin, de deux choses l’une : soit on considère que le FN, notamment de par les idées qu’il véhicule, constitue un danger pour la démocratie et doit donc être interdit ; soit on estime qu’il s’agit d’un parti politique comme les autres et on en tire toutes les conséquences.
Dans ce dernier cas, les journalistes devraient mettre un point d’honneur déontologique à se montrer d’une parfaite neutralité.

C’est semble-t-il ce comportement qu’ont choisi d’adopter François Bachy de LCI et Roland Sicard de France 2. Leurs interviews offrent l’avantage pour le citoyen de se faire une idée sur le programme d’un candidat, à la différence de ces faux débats et de ces joutes de bateleurs qui imposent aux téléspectateurs un spectacle toujours néfaste à la démocratie.

François Bachy sur LCI dans l’émission « Les mots politiques »

Lien: Marine Le Pen - Les mots politiques

Marine Le Pen invitée des « 4 vérités » sur France 2