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Marine Le Pen : « Moi au second tour ? C’est tout-à-fait crédible » + (vidéo)

(…) F. S. Est-ce que vous critiquez les propositions du candidat Sarkozy sur l’immigration ?

M. L. P- Entre les mots et les actes, il y a une énorme différence. Je suis, en fait, le grand réservoir d’idées de cette campagne présidentielle. M. Bayrou m’a emprunté le « produire français ». M. Nicolas Sarkozy m’emprunte, en tout cas dans les mots, une autorité, une fermeté en matière d’immigration, d’insécurité. Il n’y a qu’un malheur, c’est que ça fait dix ans qu’il est en charge de ces dossiers-là. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a pas vu de fermeté et d’autorité, mais plutôt vu l’énorme laxisme à laquelle la gauche nous a habitué. On voit que, progressivement, la droite a été complètement influencée sur ce sujet par la gauche. Rendez-vous compte: même M. Mélenchon a repris une de mes idées: une grande politique de la mer !

F.-S. Ce n’est pas clair. Vous êtes ravie ou choquée ?

M. L. P- Il n’y a qu’un malheur, c’est qu’ils disent tous la même chose que moi pour m’empêcher de le faire. Et ça fait des années que cela dure!… Si d’autres que moi mettaient en application mes idées, je serais heureuse. Vous savez, j’ai trois enfants, je fais beaucoup de sacrifice dans ma vie personnelle. Si demain quelqu’un d’autre que moi appliquait ces idées-là, je serai ravie de faire autre chose. Le problème, c’est que, à chaque campagne présidentielle on vient puiser dans nos idées et, chaque fois qu’ils arrivent au pouvoir, ils font exactement l’inverse !(…)

(…)

F.-S. Mais, concrètement, qu’est-ce que vous entendez par « lutter férocement » ?

M. L. P-  » Cela veut dire arrêter l’immigration. Cela veut dire arrêter les financements des pays qui financent les djihadistes : voyez le Qatar qui, aujourd’hui, prend des participations dans nos entreprises stratégiques, investit dans nos banlieues, investit dans le football avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy. Cela veut dire lutter contre cette hybridation entre fondamentalisme islamiste et le banditisme dans nos quartiers. Cela veut dire la suppression des aides sociales aux récidivistes. Quand on pense que M. Merah bénéficiait du RSA, bénéficiait des aides au logement alors que des millions de Français crèvent la dalle !… Il y a huit millions de pauvres dans notre pays et à combien de récidivistes verse-t-on l’argent durement gagné par les Français plutôt que de le réserver aux honnêtes gens ? Est-ce qu’on ne doit pas arrêter l’angélisme, et surtout l’électoralisme ?

Retrouver la retranscription de l’interview sur le site de France Soir.