Marine Le Pen : «Nicolas Sarkozy a triché» (vidéo)

La présidente du Front national accuse Nicolas Sarkozy d’avoir dépensé «le double du plafond légal» durant la campagne présidentielle de 2012 sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV.


Marine Le Pen frappe fort mardi matin, avant sa première conférence de presse consacrée aux résultats des élections européennes, sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin. Après avoir jugé que les adhérents de l’UMP étaient les «dindons de la farce» concernant l’argent de l’UMP «dépensé dans des proportions absolument inouïes», la présidente du Front national a accusé directement Nicolas Sarkozy d’avoir «dépensé le double du plafond légal» de la campagne présidentielle. «Il a triché» a-t-elle martelé en lui reprochant d’avoir atteint la «légitimité des résultats du premier tour» de l’élection présidentielle.

Marine Le Pen a également pointé «23 millions d’euros de dépenses supplémentaires» en assurant qu’il était «impossible» selon elle de «ne pas être au courant» de telles dépenses quand on est président d’un parti et candidat à une élection présidentielle. Évoquant un total de «40 millions d’euros» de dépenses pour la campagne de l’UMP, la présidente du FN a comparé ce chiffre aux 9 millions engagés par son parti. Elle a aussi jugé en direct que Nicolas Sarkzoy était «totalement disqualifié».

L’allocution «stratosphérique» de Hollande

Invitée à commenter les propos de Brice Hortefeux quelques minutes plus tôt sur RTL, Marine Le Pen n’a pu contenir un rire en expliquant qu’elle ne savait plus «comment réagir» face à cette affaire en accusant encore l’UMP d’avoir été en «violation totale de toutes les règles» et en renvoyant une nouvelle fois la responsabilité sur les épaules de l’ancien président de la République: «Il est le centre, le pilier de cette affaire. Ces dérives financières ont été organisées sous ces ordres».

Sur d’autres sujets, Marine Le Pen a critiqué l’allocution «stratosphérique» de François Hollande lundi soir en estimant que le chef de l’État avait pris la parole pour ne

«strictement rien dire» et en lui reprochant d’avoir «insulté un quart des votants de dimanche» aux européennes. Réclamant une nouvelle fois la dissolution de l’Assemblée nationale, la présidente du Front national a réclamé «trois actes» au président de République: un pour stopper le traité transatlantique, un autre pour poser un véto sur l’entrée de la Turquie au sein de l’Union européenne et un dernier pour la nationalisation d’Alstom.

Lorsque Jean-Jacques Bourdin lui fait remarquer la faiblesse des scores du Front national aux européennes, compte tenu de la forte abstention constatée au scrutin, Marine Le Pen a renvoyé l’argument sur la faiblesse du pouvoir actuel en considérant que si François Hollande ne représente plus que 15% des 43% des votants, il n’a alors, selon elle «plus aucune légitimité».