Politique

Marine Le Pen parle de « Tartuffe »

« Cet hurluberlu d’extrême gauche débarqué avec troupe de cirque et panneaux publicitaires. » De qui parle ainsi Marine Le Pen ? De Jean-Luc Mélenchon, avec lequel la tension n’en finit pas de monter, à quelques jours des législatives.

En meeting à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), lundi 4 juin, la candidate du Front national dans la 11e circonscription du département, accompagnée de Steeve Briois, son suppléant, « local de l’étape » et secrétaire général du FN, n’ont pas retenu leurs coups contre le candidat du Front de gauche, qui se présente dans la même circonscription.

« Il vomit la démocratie, exprimant son admiration pour la dictature cubaine (…), soutenant la Chine contre le Tibet »,

a lancé Mme Le Pen.

Devant les 400 personnes qui remplissent à ras bord la petite salle des fêtes, elle ne s’arrête plus :

« C’est un Tartuffe (…), un révolutionnaire de salon, un personnage grossier, haineux, revanchard et violent », accusé d’« envisager de noyer la circonscription sous une marée de clandestins ».

Revenant sur les propos de M. Mélenchon prononcés dimanche à l’issue d’une marche en l’honneur de la résistante Emilienne Mopty, Mme Le Pen a assuré qu’il « a montré son vrai visage, et celui-ci est hideux et dangereux ». M. Mélenchon avait déclaré que « les murs (…), c’est eux qui vont les raser, nous allons les faire partir, les chasser et avant, nous allons les éradiquer politiquement ! »

« Raser les murs ? C’est ça, sa promesse ? La peur ? Une chasse à l’homme ? Il veut nous faire raser les murs ? (…) 

Le Monde