Marine Le Pen répond à Manuel Barroso sur l’Europe Fédérale

Déclaration de Marine Le Pen, Députée français au Parlement européen

Monsieur Barroso,

Malgré l’artifice d’un « Discours sur l’état de l’Union », nous ne sommes pas encore les Etats-Unis d’Europe dont vous rêvez. Il vous faudra, à la vue des résultats, trouver des arguments et projets bien plus convaincants pour tenter d’asseoir une quelconque légitimité démocratique. Votre seul message, malgré l’épreuve des faits, se résume à « toujours plus d’Europe » ultralibérale et mondialiste, tout en continuant à nous soumettre à une caste financière internationale toujours plus spéculatrice et irréfléchie.

En réalité, votre ambition ne vise qu’à continuer à servir le système par lequel tout s’est écroulé. Outre que l’on détruit les avancées sociales qui furent arrachées de haute lutte par nos peuples depuis des siècles, l’Euro et le fédéralisme forment une religion sacrificielle qui étouffe les agriculteurs, les artisans, les petites et moyennes entreprises et industries qui constituent l’essentiel de nos forces vives, c’est à dire l’économie du réel et du vivant.

Il faut au contraire instaurer ensemble au plus vite un mécanisme efficace de sortie de l’Euro plutôt que de subir les conséquences catastrophiques de sa chute annoncée. J’appelle pour cela à la mise en place de référendums en France et en Europe concernant ces sujets cruciaux. J’appelle enfin à la tenue d’élections européennes anticipées étant donné l’accélération du déclin de nos pays respectifs entrainés vers le bas du fait justement de « l’état de l’Union européenne ».