Marion Maréchal Le Pen : La fausse bonne idée de la ratification de la charte sur les langues régionales et minoritaires

Le PS est en train de diviser la république et d’en finir avec son unité. Demain seront traités sur le même pied d’égalité les langues régionales, le français mais aussi les langues minoritaires comme l’arabe. Avec la métropolisation qui prévoit la mise en place d’une concurrence fiscale entre les 13 métropoles, l’État nation est petit à petit démantelé.

On va vers une balkanisation de la France. Le gouvernement continue à suivre la feuille de route de l’Union Européenne

Les langues régionales doivent être défendues comme composante de notre identité, ce qui implique une politique qui ne les réduise pas à un simple folklore. Mais qui ne leur donne pas non plus le même statut que le français. La volonté du conseil de l’europe de mêler langues régionales et langues minoritaires fausse la donne. Je vois dans ce texte la même idéologie qui animait le rapport sur l’intégration commandé par le gouvernement. Celui d’une société multiculturelle contre l’assimilation républicaine, la promotion des minorités contre l’unité nationale, les particularismes contre l’identité française, du replis identitaire contre la cohésion républicaine.

À écouter d’urgence :

Mme Marion Maréchal-Le Pen interroge Mme la ministre de la culture et de la communication sur les suites qu’elle compte donner au rapport du Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne, qui lui a été remis le 15 juillet 2013.

Ce document semble préfigurer une montée en puissance des obligations de l’Etat envers les langues minoritaires, c’est-à-dire des langues étrangères pratiquées par des populations installées sur notre territoire. A l’occasion du débat sur la ratification de la Charte du conseil de l’Europe sur les langues régionales ou minoritaires, la majorité de gauche à l’Assemblée nationale, par la voix du président du groupe GDR, a notamment appelé de ses vœux son extension aux langues issues de l’immigration, comme l’arabe et le chinois, rappelant notamment « l’urgence » de développer l’apprentissage de l’arabe au sein de l’enseignement.

Il y a là une menace de communautarisation de la France et une remise en cause évidente du principe d’assimilation républicaine.

Il est demandé à la ministre quelle politique elle entend suivre et quelle place elle entend faire aux langues minoritaires non territoriales, en particulier les deux principales selon le rapport suscité que sont les dialectes arabes et le romani, et dans quelle mesure elle entend accepter l’usage de ces langues dans la sphère publique et dans l’enseignement.