Marseille : candidate Front de gauche aux législatives, elle rejoint le FN pour les municipales (Maj)

Addendum:
Marseille : Anna Rosso-Roig, Front de gauche en 2012 elle devient FN
Un père syndicaliste à l’arsenal de Toulon, une jeunesse trempée dans le communisme, un passage à la mairie PCF de La Garde, dans le Var, et un long engagement à la CGT, où elle fut notamment conseillère auprès des salariés. « J’ai toujours baigné dans cette atmosphère », sourit Anna Rosso-Roig. Un climat qui l’a naturellement conduite vers le Front de gauche et des alliances avec le PS, sur la liste de René Olmeta en 2008 notamment.
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Sept années sans accroc, même si Pierre Dharréville, secrétaire départemental du PCF, se souvient « d’un relationnel compliqué pendant les législatives l’an dernier. La campagne s’était mal passée, elle menaçait de partir. Mais jamais je n’ai imaginé qu’elle puisse aller au FN. »

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« Je ne suis pas passée au FN sur un coup de tête, explique cette habitante de Mazargues, assistante juridique après de solides études de droit. Après avoir été séduite par un discours de Steeve Briois en novembre à Marseille, j’ai longuement étudié ce parti. Je n’y ai pas rencontré de racistes, de durs, mais plutôt une ambiance familiale. Être au FN ne m’empêche pas de rester engagée dans la vie sociale. »

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« Le FN fédère mieux les girouettes et les perchés que moi, je n’en suis pas jaloux. Dans ce cas précis, il fonctionne comme un vide-ordures », assène violemment Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche dont l’interview sera publiée dans nos colonnes ce dimanche.

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Reste une question. S’il est arrivé que la colère fasse naviguer des électeurs d’un extrême à l’autre, Anna Rosso-Roig n’a rien d’une impulsive. « Je ne suis pas au ras des pâquerettes », insiste-t-elle. Où se situe le déclic, alors ? « Dans une histoire personnelle, souffle-t-elle. Une agression grave dont a été victime un de mes proches et qui m’a fait fulminer sur l’impunité de certains. »

Une « onde de choc » que cette catholique pratiquante et militante associative a mal supporté. « Je crois en mes valeurs, reprend-elle.

Aujourd’hui, c’est la montée de l’islam qui m’inquiète le plus. À la CGT, déjà, je dénonçais les conditions indignes dans lesquelles on accueillait les étrangers et dont on voit les résultats dans la société. Le FN est le seul à défendre cette identité. » Pour le coup, le virage avec le Front de gauche est sans ambiguïté.

source : La Provence

6emeAnna Rosso-Roig est une nouvelle venue étonnante au sein du parti d’extrême-droite. Il y a moins d’un an encore, elle était candidate Front de gauche aux législatives dans la 6e circonscription face notamment à ce même Comas. Après avoir réuni 7 % des voix au premier tour, elle avait au second soutenu le candidat EELV-PS Pierre Semeriva dans une triangulaire dont était sorti vainqueur Guy Teissier.

En mars prochain, sous les couleurs du Rassemblement bleu Marine, Anna Rosso-Roig sera deuxième de liste dans un secteur municipal encore indéterminé, à choisir entre le 1/7 et le 9/10. C’est dans ces derniers arrondissements où elle vit qu’elle aimerait bien concourir, derrière Laurent Comas pour y obtenir, pourquoi pas, un poste de conseillère municipale dans la dizaine qu’espère obtenir son nouveau parti.
Boutin, « trop rétrograde »

Anna ROSSO ROIG – 6eme BDR par pcf13
La jeune femme est bien la seule à ne pas s’étonner de ce transfert éclair de la gauche de la gauche à l’extrême-droite. « Je n’ai pas agi par opportunisme. Je suis préoccupée par la montée de l’islam en tant que catholique pratiquante. Le Front de gauche ne défend pas nos valeurs traditionnelles et notamment religieuses », confie la fidèle de la paroisse de Mazargues.

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