Marseille : colère au collège Rimbaud après l’agression d’une prof

Les enseignants dénoncent un « no man’s land ». ils ont fait grève car une enseignante de 42 ans a été sauvagement agressée jeudi soir dernier.

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Un coup sur la tête a provoqué sa chute

C’est à l’entrée de cette passerelle qu’une enseignante de 42 ans a été sauvagement agressée jeudi soir dernier. Trois adolescents l’ont d’abord abordée, puis ont tenté de la ceinturer. La dame est parvenue à filer sur quelques mètres mais l’un des malfaiteurs l’a attaquée par-derrière, lui a donné un coup sur la tête qui a provoqué sa chute. Il lui a alors arraché son sac, après l’avoir traînée sur plusieurs mètres, et avant de lui asséner plusieurs coups de pied. Les trois individus – deux sont d’anciens élèves expulsés de l’établissement et le troisième est sous le coup d’une « mesure conservatoire » – auraient été mis en fuite par des jeunes du collège. Deux d’entre eux ont rapidement été interpellés par la brigade spécialisée de terrain (BST) et le troisième par la Bac. La victime a formellement reconnu son agresseur : il n’a que 13 ans.

Le manque de sécurité aux abords du collège

Dès vendredi, les enseignants ont fait jouer leur droit de retrait en soutien à leur collègue. Hier, ils étaient en grève pour alerter les pouvoirs publics sur le manque de sécurité aux abords du collège. « Cela fait des années que l’on demande à la RTM et à la communauté d’agglomération MPM d’agir, mais on nous dit toujours qu’on ne peut pas avoir cet arrêt de bus devant l’établissement », peste une enseignante. Hier, il nous a été impossible de recueillir l’explication du service des transports de MPM sur ce point…

Pour autant, les pouvoirs publics ont été représentés dans la matinée par le député et

conseiller général Henri Jibrayel qui a participé à un tour de table de deux heures. « Cet endroit est désertique, c’est un coupe-gorge, lâchait le parlementaire qui a promis une réunion avec l’ensemble des pouvoirs publics, en janvier. Il a été mal conçu, ce collège, tanqué sur cette butte, c’est un fait. Mais je veux agir. D’abord on fait ajouter deux médiateurs – ils sont trois actuellement aux abords de l’établissement, mais jeudi soir ils avaient été réquisitionnés sur un événement – qui vont surveiller la passerelle et ensuite je souhaite qu’on y installe des caméras et de l’éclairage ». Rendez-vous donc en janvier.