« Les médias sont devenus un pouvoir sans contre-pouvoir »

On le dit depuis des mois: les média ne sont pas des contre-pouvoirs démocratique mais des pouvoirs contre-démocratiques.

En ce qui me concerne je souhaite la mise en place d’un ordre des journalistes comme il en existe pour les médecins.  Cette instance serait chargée de juger du respect de la déontologie journalistiques et des règles démocratiques. Si celle-ci sont bafouées par un journaliste alors on lui retire sa carte et il n’a plus le droit d’exercer.

je suis également d’accord avec la proposition de Marine Le Pen qui consiste à interdire des entreprises qui répondent à des commandes publiques de devenir actionnaire principal d’un média.


Commentant la campagne présidentielle française, notamment l’affaire Fillon, l’avocat genevois Marc Bonnant porte un jugement sévère sur le rôle des journalistes et de la magistrature.

L’avocat genevois estime que les médias sont devenus un pouvoir à part entière, sans véritable garde-fou. « Il n’y a pas d’autre instance après les médias. (…) Quand un journaliste dit quelque chose – vrai ou faux -, émet un jugement de valeur, déboulonne un homme, fracasse un mythe, vous en appelez à qui?«

« Certains médias, certains journalistes ont aujourd’hui l’incroyable arrogance (…) de ceux qui détiennent un pouvoir » et sont « sûrs de leur impunité« , poursuit l’homme de loi. Marc Bonnant considère que se retrancher derrière les faits est « hypocrite » de la part des médias car le simple « commentaire d’une information, c’est déjà une information trahie« .