Mélenchon à la Bastille: le révolutionnaire en peau de lapin

Jean-Luc Mélenchon, c’est Hugo Chavez, le président du Venezuela, sans le pétrole. La seule référence correcte qui me vient à l’esprit c’est Alphonse Allais: Jean-Luc Mélenchon nous promet l’eau chaude pour tous mais sans les récipients. Jean-Luc Mélenchon veut par exemple et tout simplement abolir la précarité. C’est Alphonse allais qui annonçait l’extinction du paupérisme à partir de 5 heures du soir.

Les Français adorent commémorer la Révolution de 1789. Abattons la Bastille, renversons l’ancien Régime ! Cette fois-ci les tyrans sont les marchés financiers : coupons leur la tête ! Les citoyens d’abord ! L’humain toujours d’abord ! Jean Luc Mélenchon, l’homme du discours incantatoire rencontre un succès facile.

Mais lisez, dans le détail, son programme. C’est bien simple: on est chez les comiques.

En dehors de toutes réalités, dans la déclamation. Rien n’est sérieux. Sauf le rêve. Le smic à 1.700 euros, la retraite à 60 ans à taux plein, des bourses pour tous les jeunes, le remboursement de la santé à 100%, le blocage des loyers et 800.000 embauches dans la fonction publique. Le rêve!

On finance comment? Fieffé réactionnaire qui pose la question! On prendra aux banques, et si elles ne veulent pas on les mettra sous contrôle social, les Soviets en 2012.

Jean-Luc Mélenchon veut créer des millions d’emplois, il en détruirait des millions.

Si son programme était appliqué, les couches populaires en souffriraient les premières bien plus que les banquiers qui auraient le temps de déguerpir.

Alors je sais bien, il ne s’agit pas d’un programme de gouvernement. Il s’agit de se faire  plaisir et de raconter des sornettes révolutionnaires. (…)

Slate.fr